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Posté par le 4 Oct, 2017 dans Entrevues | 0 commentaire

Faire vivre l’imaginaire à Montréal: deux entrevues avec des employés d’Ubisoft Montréal

Faire vivre l’imaginaire à Montréal: deux entrevues avec des employés d’Ubisoft Montréal

 

Par Ioana Popescu Crainic et Simon Kidd

 

Si vous êtes un amateur de jeux vidéos, vous avez sûrement déjà entendu parler de Assassin’s Creed ou de Prince of Persia: après tout, dans le monde de l’imaginaire, le nom «Ubisoft» résonne comme la douce et mélodieuse vibration d’un carillon magique aux oreilles des passionnés! Cette entreprise réputée a fondé un studio de développement à Montréal en 1997, qui avec ses plus de 3000 employés, est reconnu comme le plus gros du genre au monde! Ces derniers jours, en collaboration avec mon collègue Simon Kidd, qui fait partie de l’équipe des Horizons imaginaires et de celle du journal étudiant du Collège Marianopolis, The PaperCut, j’ai eu la chance d’interviewer quelques-uns des développeurs et des créateurs qui travaillent actuellement pour Ubisoft Montréal. Cette entrevue exclusive nous a permis d’en savoir davantage sur la vision que ces employés ont de la ville où ils travaillent. Nos lecteurs pourront aussi en profiter pour approfondir leurs connaissances sur la filiale montréalaise d’Ubisoft, ainsi que sur les jeux vidéos en général.

 

Je vous propose donc deux entrevues faites en français pour les Horizons imaginaires. N’oubliez toutefois pas de visiter la page du journal The PaperCut dans les prochains jours pour y lire les entrevues faites en anglais avec d’autres professionnels d’Ubisoft Montréal!


 

Quel est votre nom et quel est votre rôle au studio d’Ubisoft Montréal?

Je m’appelle Jean-Yves Thiboutot et je suis gestionnaire de projet, contrôle qualité.

 

En quoi la culture de Montréal affecte-t-elle le développement d’un jeu? Joue-t-elle aussi sur l’ambiance de travail à votre studio?

Je pense que la culture montréalaise joue pour beaucoup dans la création d’un jeu.  La pluralité culturelle de Montréal, que ce soit le cinéma, le théâtre, l’improvisation, les musées et la musique, apporte une richesse, tout comme les origines et les expériences différentes de tous les gens qui travaillent dans l’industrie. Un jeu vidéo, ça reste une œuvre multimédia. Le même mélange culturel est aussi ce qui crée l’ambiance de travail. On peut toujours trouver une personne qui déteste à mort nos choix culturels, mais il y a aussi des gens qui vont triper sur les mêmes choses.

 

Crédit: Ubisoft Montréal

 

Quels sont les projets sur lesquels vous avez travaillé ou, si vous pouvez nous en parler, ceux auxquels vous participez actuellement?

Présentement : For honor

 

Dans le passé :

Eagle Flight

Child of Light

Shape up

Splinter cell : Blacklist

Watch Dogs

Just Dance greatest hits

Just Dance

Just Dance kids 2

Assassin’s Creed : Brotherhood

Assassin’s Creed 2

Prince of Persia

Far Cry 2

Assassin’s Creed

Rainbow Six : Vegas

Rainbow Six ; Critical Hour

Prince of Persia 3

Far Cry instincts

Cold Fear

Prince of Persia : Warrior Within

Prince of Persia : Sands of time

 

Et probablement quelques autres…

 

Quels sont vos jeux préférés dans le catalogue d’Ubisoft? Et en général, quels sont vos jeux de science-fiction ou de fantasy favoris, rétro ou non, toutes plateformes confondues?

Assassin’s Creed est probablement ma franchise préférée chez Ubisoft, mais Far cry la rattrape lentement. Sinon en science-fiction, c’est surtout Mass effect.

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré à travailler dans l’industrie du jeu vidéo? Avez-vous des conseils à donner aux cégépiens qui espèrent rejoindre cet univers?

Mon inspiration pour y travailler était simple, j’avais besoin d’une job. Je pense que la passion du jeu et le fait de pouvoir en améliorer le contenu est pas mal ce qui m’a motivé à rester dans l’industrie. Mon conseil aux cégépiens : le jeu vidéo, c’est pas facile! D’un côté, on parle ici d’une industrie qu’on aime, à laquelle on souhaite le meilleur et pour laquelle on est tous des passionnés. Mais d’un autre côté, on parle aussi d’une business, où il y a des livrables de production à respecter, ou l’opinion est la bienvenue, mais souvent il est trop tard pour changer les choses. Les gens qui avancent dans l’industrie ont souvent dû faire des sacrifices pour y arriver.

 

Que voyez-vous dans le futur d’Ubisoft Montréal et de l’industrie du jeu vidéo d’ici?

On est au début de l’Histoire avec un grand H du jeu vidéo.  Il y a 25 ans, on jouait à Mario ou à Pac-Man. Aujourd’hui, ce sont des jeux comme Assassin’s Creed, comme Mass effect. Ça sera quoi dans encore 25 ans?

 


 

Quel est votre nom et quel est votre rôle au studio d’Ubisoft Montréal ?

Je m’appelle Samya et je suis Développeuse Web chez Ubisoft Montréal depuis maintenant 3 mois. Avant cela, j’ai travaillé pendant plus d’un an et demi à Ubisoft Annecy.

 

En quoi la culture de Montréal affecte-t-elle le développement d’un jeu? Joue-t-elle aussi sur l’ambiance de travail à votre studio?

Ça ne fait malheureusement pas encore assez longtemps que je suis à Montréal pour avoir remarqué si / comment la culture de Montréal affecte le développement d’un jeu… Pour l’ambiance au travail, par contre, c’est totalement différent! Je ne peux même pas comparer à la France!

 

Ici, les choses semblent beaucoup plus simples et moins compliquées, c’est beaucoup moins «strict» ici que ce l’est en France…

 

Crédit: Ubisoft Montréal

 

Quels sont les projets sur lesquels vous avez travaillé ou, si vous pouvez nous en parler, ceux auxquels vous participez actuellement?

J’ai travaillé sur The Division ainsi que sur Steep à Annecy. Depuis que je suis à Montréal, l’équipe dont je fais partie est un peu spéciale, car nous ne sommes sur aucune production en particulier, mais nous aidons un peu toutes les productions en même temps. J’ai donc pu avoir la chance de travailler un peu sur For Honor ou encore Rainbow 6!

 

Quels sont vos jeux préférés dans le catalogue d’Ubisoft? Et en général, quels sont vos jeux de science-fiction ou de fantasy favoris, rétro ou non, toutes plateformes confondues?

Dure question! Pour le côté nostalgique, je dirais les Raymans, auxquels je jouais beaucoup lors de mon enfance, puis j’ai beaucoup aimé les premiers épisodes de la série Assassin’s Creed. J’attends également avec impatience Transference

 

Je ne suis vraiment pas difficile pour les jeux, j’aime vraiment jouer à tous les genres de jeux excepté les jeux de sports. Mais je dirais que mes chouchous sont les séries des Zelda et des Tales Of…Même si je viens d’avoir un coup de cœur pour Nier Automata, que je viens tout juste de terminer.

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré à travailler dans l’industrie du jeu vidéo? Avez-vous des conseils à donner aux cégépiens qui espèrent rejoindre cet univers?

Mon père travaille dans l’informatique, et il m’a mis devant une console de jeu très jeune. Ou plutôt, je lui ai piqué la console qu’il s’était achetée! Donc je dirais un mélange des gènes de mon papa et de mon coup de cœur pour les jeux vidéos!

 

Et je ne sais pas vraiment ce qu’est un cégépien, mais dans tous les cas, le conseil que je peux donner aux jeunes, c’est qu’il ne faut pas baisser les bras, qu’il faut essayer de faire de nouvelles choses par rapport aux jeux vidéos, et s’intéresser à l’industrie en faisant de la veille technologique!

 

Crédit: Ubisoft Montréal

 


 

Merci à Jean-Yves et à Samya d’avoir pris le temps de répondre à nos questions! Et j’invite maintenant tous nos lecteurs à nous dire ce qu’ils pensent de l’industrie montréalaise du jeu vidéo: quels sont vos jeux favoris conçus à Montréal? Connaissez-vous des jeux qui sont visiblement inspirés de certains quartiers de la ville ou de certains éléments de son histoire? Selon vous, qu’est-ce qui se transposerait le mieux dans un jeu vidéo et qui ferait dire aux joueurs Ça, c’est Montréal! ?

 

Révision: Daphnée Lopresti et Mathieu Lauzon-Dicso

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