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Posté par le 6 Sep, 2018 dans Actualité | 0 commentaire

Finalistes du Prix des Horizons imaginaires 2019

Finalistes du Prix des Horizons imaginaires 2019

 

Mise à jour : une récente hausse des demandes d’information nous amène à reporter la date limite des inscriptions au 15 décembre 2018 ! Contactez-nous pour toute question.


Le mercredi 5 septembre à la Librairie de Verdun (Montréal), le Collège Marianopolis et les Horizons imaginaires ont dévoilé les cinq œuvres finalistes de cette année au Prix des Horizons imaginaires 2019 (3e édition), un prix intercollégial à jury étudiant axé sur la science-fiction et le fantastique.

Des étudiants de divers établissements du réseau collégial découvriront ainsi les romans suivants durant les activités du prix (discussions, rencontres avec les auteurs, etc.), avant de voter pour le livre qui devrait selon eux obtenir le prix en mai :

 

  • Hivernages, de Maude Deschênes-Pradet (Éditions XYZ)
  • Le Potager, de Marilyne Fortin (Éditions Québec Amérique)
  • De synthèse, de Karoline Georges (Éditions Alto)
  • La Ruche, de Michèle Laframboise (Éditions Les Six Brumes)
  • Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve (Éditions La Peuplade)

 

Affiche réalisée par Qiu Fan Chen, étudiant au Collège Marianopolis

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Posté par le 21 Déc, 2018 dans Romans et bandes dessinées | 0 commentaire

Amatka par Karin Tidbeck : du réalisme magique classique dans une dystopie extraordinaire

Amatka par Karin Tidbeck : du réalisme magique classique dans une dystopie extraordinaire

 

Par Ali Tahmasebi[1]

 

Les mots et les objets existent parce que nous existons. Ce sont les locuteurs, surtout lorsqu’ils parlent, qui donnent vie aux objets, aux actions et à l’univers. Du moins, c’est littéralement le cas dans Amatka, où les objets sont confirmés dans leur existence par le mot qu’on utilise pour les identifier. L’auteure Karin Tidbeck travaille ainsi l’importance des mots dans son roman de réalisme magique, dont elle a elle-même écrit les deux versions originales, suédoise et anglaise[2].

 

Vanja, la protagoniste du roman, occupe un poste désenchantant, aux tâches répétitives, dans la société imaginaire dont Amatka est l’une des rares villes, celle la plus au nord. La langue qu’on parle dans ce monde est en train de se dissoudre, sans que la population s’en rende vraiment compte, alors qu’on se débarrasse des mots les moins utiles. L’État désire enlever les mots qui sont de trop, pour ne conserver que le nécessaire, dans un effort visant à cacher aux gens qu’on peut, avec beaucoup d’effort, transformer un objet en un autre si on lui attribue un nouveau nom.

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Posté par le 20 Déc, 2018 dans Romans et bandes dessinées | 3 commentaires

M’atchomaroon! – Parlez-vous… fantasy?

M’atchomaroon! – Parlez-vous… fantasy?

 

Par Adario Chirgwin-Dasgupta

 

Désolé, mais je vais commencer cet article avec une petite parenthèse! J’espère que je réussirai à y rendre compte du rôle important qu’occupent les enjeux de diversité, notamment linguistique, dans les littératures de l’imaginaire.

 

Quand on parle des mondes imaginaires de la fantasy, on pense souvent aux étranges créatures qui les peuplent. Que ce soit Ungoliant, l’Araignée de la Noirceur du Silmarillion, Alduin, le Dévoreur des Mondes du jeu The Elder Scrolls V : Skyrim ou toutes les autres manticores, kelpies, satyres et cocatrix, ces monstres étonnants occupent une place cruciale dans les romans, les films et les jeux de fantasy. Je me demande donc pourquoi, alors que les auteurs ont accès à une si belle ménagerie, on se retrouve presque toujours avec des héros « humanoïdes », s’ils ne sont pas tout simplement humains.

 

Et, conséquemment, les langues que parlent ces héros en finissent par ressembler à celles qu’on parle nous-mêmes, quand ce n’est pas une forme d’anglais ou de français transposée dans un autre monde, littéralement! J’imagine que les auteurs et les lecteurs s’attachent plus facilement à des personnages qui leur ressemblent, autant en apparence qu’en culture, et je comprends que ce besoin a un impact direct sur leur création. Il faut dire que faire comprendre aux lecteurs des dialogues entre des personnages qui se parlent toujours dans leur propre langue inventée, ça risque d’être un défi difficile à relever.

 

Mais enfin, où est-ce que je veux en venir avec tout ça? (Une petite parenthèse, je vous disais…)

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Posté par le 18 Déc, 2018 dans Romans et bandes dessinées | 1 commentaire

Hitchhiker’s Guide to Arieka

Hitchhiker’s Guide to Arieka

 

Par Ila Ghoshal

 

Avine se retourne vers Marilyn, qui est allongée à côté d’elle sur le sofa.

 

« Penses-tu que ce serait amusant d’aller à Arieka cet été? » dit-elle en jouant avec une mèche de cheveux qui s’est échappée de son chignon.

 

« Euh… Jamais entendu parler! »

 

Marilyn ouvre un œil pour regarder Avine.

 

« Attends, je te lis l’article du Hitchhiker’s! » s’exclame Avine d’un ton un peu trop enthousiaste.

 

Arieka est une petite planète si reculée que personne ne désire la visiter, sauf quelques linguistes et, parfois, des Immersers. Le seul endroit que les humains et les exots peuvent fréquenter est Embassytown, puisque le reste de la planète possède une atmosphère dont la composition a pour effet secondaire de provoquer la mort, ce qui s’ajoute aux raisons de son isolement touristique.

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Posté par le 17 Déc, 2018 dans Non classé, Romans et bandes dessinées | 0 commentaire

Comment parler à un alien? Encore faut-il qu’il veuille nous parler!

Comment parler à un alien? Encore faut-il qu’il veuille nous parler!

 

Par Alina Orza

 

« Sommes-nous seuls dans l’univers? »

 

Cette question préoccupe l’humanité depuis toujours (oui, oui, on a ici un cas rare de sujet amené très sérieux malgré son immense généralité!) Même si la question dépasse la littérature de science-fiction, c’est grâce à ce genre que certaines des réponses les plus exigeantes ont été formulées, en particulier depuis l’Âge d’or du genre, qui en a fait un de ses principaux enjeux. En effet, depuis les années 1930-1940, d’innombrables œuvres ont porté sur l’existence de vies extraterrestres et des interactions que les aliens pourraient entretenir avec la race humaine. Pourtant, bien que plusieurs scénarios ont été proposés pour raconter les premiers contacts interespèces, peu d’auteurs (donc de lecteurs?) semblent s’être penchés sur la manière dont les humains communiqueraient avec les aliens. Étant donné la diversité et l’abondance des langues terrestres, quelles seraient les chances que des visiteurs extraterrestres puissent parler une langue qu’il nous serait possible de décoder? J’ai souvent remarqué, en lisant ou regardant des œuvres de SF, que ce problème est réglé « artificiellement », grâce à une technologie suffisamment avancée pour éluder la mécompréhension, lorsque ce n’est pas la race extraterrestre qui réussit, sans aide, à décoder le langage humain avec facilité, tant il est « simpliste » par rapport au sien. Toutefois, une branche particulière de la science-fiction a fait de la barrière linguistique son thème de prédilection, et ces œuvres explorent les possibilités qui en découlent avec finesse. Les théoriques linguistiques y servent de bases scientifiques pour proposer des fictions anticipatives centrées sur la communication, sur la langue et ses usages. Il s’agit de la « linguistique-fiction », comme l’identifie le linguiste Frédéric Landragin dans sa collection d’essais Comment parler à un alien? Langage et linguistique dans la science-fiction, parue chez Le Bélial’ en octobre 2018.

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