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Posté par le 21 Avr, 2017 dans Événements et expositions | 0 commentaire

Le club MAGI-EM : naissance d’une communauté SFF étudiante !

Le club MAGI-EM : naissance d’une communauté SFF étudiante !

 

Par Yu Hong

 

Le projet des Horizons imaginaires est né à l’initiative de Mathieu Lauzon-Dicso, professeur de français au Collège Marianopolis, et d’un groupe de cinq étudiants, Amalia, Francesca, Matt, Tiffany et moi-même. Tous, nous sommes passionnés de science-fiction et de fantastique !  Ainsi, afin de permettre la tenue d’activités culturelles au collège et de promouvoir les Horizons imaginaires auprès des autres étudiants, nous avons créé le club étudiant MAGI-EM (Mondes d’ailleurs et genres de l’imaginaire – Étudiants de Marianopolis) en septembre 2016.

Le club MAGI-EM regroupe actuellement plusieurs dizaines d’étudiants qui s’intéressent à la lecture et à l’écriture, au cinéma, au théâtre ou aux arts visuels, et qui sont curieux d’en connaître davantage sur les cultures de l’imaginaire. Ayant été créé conjointement avec la plateforme des Horizons imaginaires, le club MAGI-EM travaille de près avec cette dernière sur ses deux principaux volets : le Prix des Horizons imaginaires et la revue en ligne où vous êtes en ce moment même !

Crédit photo : Francesca Robitaille

En effet, les membres du jury du Prix des Horizons imaginaires 2017 étaient tous des étudiants inscrits au club MAGI-EM cette année. Comme membres du jury, tout au long de l’année scolaire, ils ont dû lire les cinq romans finalistes, se rencontrer régulièrement pour discuter des livres et, à la fin, choisir la meilleure œuvre de la sélection, qui sera dévoilée au Congrès Boréal en mai 2017. Le but de cette initiative, similaire à ce qui se fait au Prix littéraire des collégiens, est non seulement d’encourager la lecture pour le plaisir, mais aussi d’offrir l’occasion aux étudiants de discuter entre pairs et avec des auteurs afin d’aiguiser leur esprit critique.

Pour cette première édition du prix, nous avons travaillé d’arrache-pied pour pouvoir offrir une bourse de 300$ au lauréat, notamment en vendant beaucoup de petits gâteaux aux quelques milliers d’étudiants et à la centaine d’employés du Collège Marianopolis ! Ce montant, bien que symbolique, représente notre volonté de soutenir et d’encourager les auteurs du milieu dont nous admirons le travail et la belle écriture, qui nous emportent chaque fois vers des mondes uniques.

Le club a pour objectif d’offrir à ses membres la possibilité de participer à des activités en lien avec les cultures de l’imaginaire. Nous avons donc créé un groupe privé sur Facebook, qui sert aux quatre autres administrateurs du club et à moi de plateforme informative afin de tenir nos membres au courant des activités à venir dans le milieu SFF. De plus, le groupe facilite la communication entre les membres, qui peuvent ainsi rester en contact à l’extérieur du collège.

Crédit photo : Yu Hong

Durant l’année scolaire, deux ventes de gâteaux et une vente de livres « à l’aveugle » ont été organisées avec succès. Avec l’argent que nous avons ramassé, nous avons pu proposer à nos membres, de concert avec les Horizons imaginaires, plusieurs rencontres avec des auteurs de science-fiction et de fantastique : Cédric Ferrand, Ariane Gélinas, Héloïse Côté, Jonathan Brassard et Sylvie Bérard sont ainsi venus discuter de leur art avec des étudiants du collège. De plus, nos membres ont aussi pu assister à des ateliers sur la critique littéraire, dont un avec l’auteure Geneviève Blouin et un autre avec les bookTubeuses des chaînes Biz & Thot et La Biblio geek !

Crédit photo : Mathieu Lauzon-Dicso

À l’extérieur du collège, nous avons convié nos membres à une sortie au cinéma pour voir le film Fantastic Beasts and Where to Find Them, et nous aimerions organiser d’autres sorties de ce genre plus tard : n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des idées ! Il a aussi été possible pour les membres d’assister à une table ronde sur la science-fiction et le fantastique québécois à la librairie Monet l’automne dernier : il s’agissait même de l’une de nos premières aventures publiques.

Personnellement, pour être allée à la table ronde à la librairie Monet sans vraiment savoir à quoi m’attendre, je dois dire que le simple fait d’avoir eu la chance d’être dans l’auditoire a été une belle expérience. En écoutant ce qui a poussé Daniel Sernine, Isabelle Lauzon, Carl Rocheleau et Vic Verdier à écrire, j’ai découvert que jeunes comme adultes, auteurs comme lecteurs, nous sommes tous réunis par l’amour que nous portons aux littératures de l’imaginaire, dans une communauté à laquelle je souhaite appartenir, en plus d’y inviter les prochains membres du club.

Finalement, pour clore l’année en beauté, suite au lancement de la revue en ligne le 21 avril 2017 au Collège Marianopolis, Amalia, Francesca, Matt, Tiffany et moi irons au Congrès Boréal en compagnie de notre enseignant Mathieu Lauzon-Dicso. Nous y présenterons le projet des Horizons imaginaires,nous y révélerons l’œuvre lauréate de la première édition du Prix des Horizons imaginaires, et surtout, nous y apporterons nos perspectives d’étudiants qui s’intéressent à la science-fiction et au fantastique et qui souhaitent entretenir le dialogue avec l’ensemble de leurs adeptes !

Crédit photo : Mathieu Lauzon-Dicso

Pour la suite des choses, mes quatre collègues administrateurs du club et moi espérons voir le club MAGI-EM s’agrandir et la relève de l’année prochaine prendre le relai, aussi motivée que nous. Nous espérons même qu’éventuellement, d’autres collèges se joignent au mouvement, formant d’autres clubs MAGI dans le milieu collégial. Un tel réseau permettrait de renforcer les échanges socioculturels et scolaires partout au Québec, aussi bien parmi les francophones que les anglophones ! De plus, avec le site web et la revue en ligne, ces échanges ont le potentiel de s’étendre jusqu’à l’autre côté de l’océan : c’est peut-être mon côté rêveur et optimiste qui parle, mais quand même ! Également, avec un jury littéraire plus interinstitutionnel, il serait possible d’augmenter le montant de la bourse, renforçant ainsi l’importance de l’opinion étudiante dans le milieu SFF. Finalement, avec le budget que nous laisserons pour l’année prochaine, nous espérons que des sorties au Salon du livre, à des spectacles et à des théâtres, à des expositions et à des conventions, toutes des activités que nous voulions faire cette année, se concrétisent.

Au niveau individuel, autant pour les membres exécutifs que pour les membres réguliers du club, tout cela est une expérience enrichissante et plaisante. L’initiative permet aux étudiants de lire pour le plaisir ; d’acquérir des compétences en rédaction ; de rencontrer des auteurs et de mieux comprendre le travail de l’écriture, en plus de développer le sens de la responsabilité et de la créativité. En effet, quand vient le temps de faire des collectes de fonds, de respecter des échéanciers de lecture ou de rédaction, nous affinons notre expertise pour ces qualités, académiques à première vue, mais très utiles et capables de maintenir l’espace de discussion dynamique que nous avons fait naître.

Bref, le club MAGI-EM, c’est une communauté étudiante qui tourne autour des cultures de l’imaginaire, actuellement unique au Collège Marianopolis, mais qui fera peut-être des petits ailleurs bientôt ! Du moins, je l’espère vraiment !


 

Yu est une étudiante en sciences qui aime les chiffres, l’exactitude et les faits fondés, mais elle aime aussi rêver de temps en temps et enrichir son univers grâce à ce que peuvent offrir les mondes des histoires qu’elle fréquente depuis qu’elle est toute petite. La lecture lui permet d’entrer dans ces mondes par les portes que créent les mots des auteurs, auxquels elle ajoute une pincée de sa propre imagination. Ce pouvoir des mots a fait de Yu une amoureuse des livres : rien ne l’ennuie, même pas les lectures obligatoires pour lesquelles elle arrive toujours à trouver des aspects positifs. Cependant, de plus en plus, c’est la science-fiction qui l’attire, dans laquelle elle se retrouve, parmi les termes scientifiques que le genre emploie et qui portent sur la technologie et sur l’humanité. Elle ne voit pas de contradictions entre les sciences et la littérature ; ainsi, dès le commencement, elle a rejoint les Horizons imaginaires sans hésiter.

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