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Posté par le 21 Avr, 2017 dans Cinéma et télévision, Événements et expositions, Jeux, activités et concours, Romans et bandes dessinées | 0 commentaire

Lancement dans 3, 2, 1… Décollage des Horizons imaginaires !

Lancement dans 3, 2, 1… Décollage des Horizons imaginaires !

 

Par Mathieu Lauzon-Dicso

 

Les Horizons imaginaires sont les territoires où vous entraînent les bonnes œuvres des genres de l’imaginaire. Ils se profilent au loin, leurs contours incertains, tandis que vous osez vous immerger dans la curieuse ambiance d’un récit fantastique ; ils réverbèrent les rayons des millions d’étoiles rencontrées lors de vos voyages dans les terras incognitas de la science-fiction ; ils acquièrent une texture tantôt rassurante, tantôt surprenante, alors que vous tournez les pages d’un bon roman de fantasy…

Les Horizons imaginaires sont ces lieux où vous vivez le temps d’un livre, d’un film ou d’un jeu vidéo où se déclinent toutes les tendances de l’imaginaire : le fantastique, la science-fiction et la fantasy, mais aussi les lustres anciens des contes et des légendes, la noirceur de nombreuses variations de l’horreur, les tons subtils du réalisme magique, du surréalisme ou du slipstream.

Les Horizons imaginaires sont aussi cette revue en ligne où vous êtes entrés : voyez-la comme un vaisseau – fusée ou navire, au goût –, qui saura vous conduire jusqu’à certaines des plus belles contrées qu’on voit là-bas, vers cet horizon étonnant. Et faites la rencontre de son équipage : toute une bande d’êtres étranges (en fait, des étudiants passionnés et un enseignant de français un peu timbré), qui ont voulu s’embarquer dans une folle aventure à laquelle ils vous invitent.

Concrètement, ce webzine doit être vu comme un laboratoire d’écriture : les étudiants qui y participent le font en tant qu’apprentis rédacteurs. Ils ne sont ni journalistes ni critiques professionnels ; ils sont passionnés de science-fiction et de fantastique, ils ont beaucoup de choses à en dire, et ils aspirent à savoir comment mettre leurs visions et leurs pensées en mots. Ainsi, même si chacun procède à un réel travail de révision du contenu et de la langue, ils publient pour continuer de s’améliorer : n’hésitez pas à commenter leurs articles pour leur donner des conseils d’écriture, pour amorcer le dialogue avec eux sur les œuvres ou les enjeux de l’imaginaire qu’ils abordent. Nous souhaitons faire de ce projet un incubateur à talents. Qui sait ? Les auteurs et les critiques que vous lirez ailleurs plus tard auront peut-être affûté leurs plumes ici avant !

Et pour lancer la revue, l’équipe des Horizons imaginaires vous a concocté un dossier thématique qui s’appuie sur les interactions entre les réalités des étudiants et les cultures de l’imaginaire. Après tout, la revue naît dans un collège, et le milieu scolaire fait partie intégrante de la vie des rédacteurs pour encore quelque temps ! Ils ont donc préparé du contenu qui montre bien l’importance de l’apprentissage, de l’enseignement et de l’école en général comme thèmes récurrents de la science-fiction et du fantastique. L’école y est parfois traitée de façon respectable… ou détournée, ironique, voire traumatisante ! Ainsi, plusieurs apprentis rédacteurs vous proposeront des critiques d’œuvres d’ici comme d’ailleurs, qui font place aux tropes scolaires.

C’est le cas de Dorsa, qui vous parlera de sa lecture de la série de bandes dessinées L’Académie des chasseurs de primes de Benoit Godbout, Yanick Champoux et Michel Lacombe, où de jeunes héros apprennent à devenir les meilleurs aventuriers de la galaxie grâce à des enseignants colorés ! Amalia vous proposera plutôt d’écouter les tortueux souvenirs de Kvothe, le héros du Nom du vent de Patrick Rothfuss, qui a réussi l’exploit d’être le plus jeune étudiant de tous les temps à entrer à l’Université. Alina, de son côté, vous fera peut-être (re)découvrir le roman Haute-École, une incursion de l’auteure française Sylvie Denis dans la fantasy, où l’école de magie est plus inquiétante que Poudlard ! Pour voir ce qui se fait du côté du manga, vous pourrez lire la critique de la série School-Live! de Norimitsu Kaihou, par Xin Yue : on y trouve un monde postapocalyptique, des zombies, et des amies qui restent unies dans la survie et qui ont fait de leur lycée un refuge contre l’horreur environnante… Vous voudrez ensuite plonger avec Sylvain dans ses réflexions sur Le Sixième sommeil, récent roman de Bernard Werber, qui sert à la fois de guide pratique et d’évasion romanesque : si vous avez du mal à dormir parce que vos examens (ou vos corrections) approchent, peut-être que le livre saura vous aider ! Quant à Ila, c’est chez Lev Grossman qu’elle vous guidera, dans sa critique du premier tome des Magiciens ; avec la critique de Francesca, qui revient quant à elle sur la pièce Harry Potter et l’Enfant maudit, on ne peut que constater ceci : la magie s’enseigne bien en fantasy ! La situation est toutefois beaucoup plus sombre au cégep de Malphas, de la série éponyme de Patrick Senécal, où Amal a osé mettre les pieds ; elle en est heureusement sortie vivante !

En plus de ces critiques, l’équipe a finalisé des réflexions sur divers enjeux qui touchent de près autant l’univers collégial que ceux des cultures de l’imaginaire : Yu vous présentera le travail que ses camarades et elle ont accompli cette année en créant le club étudiant MAGI-EM,  alors qu’Alexandra reviendra, le temps de deux articles, sur son expérience positive comme jurée du Prix littéraire des collégiens, puis au sein du jury du Prix des Horizons imaginaires !

Crédit photo : Kathryn Haralambous

Enfin, Matt a eu la chance de n’interviewer nul autre que Norbert Spehner, ainsi que Richard Leclerc, un des anciens étudiants de Monsieur Spehner lorsqu’il enseignait au Cégep Édouard-Montpetit. Avec d’autres élèves, ils ont créé et fait rouler le fanzine Requiem dans les années 1970 ; acte fondateur, la création de la revue a servi de catalyseur pour le milieu québécois de la science-fiction et du fantastique.  Tout ça, c’était quelques années seulement avant que Requiem ne devienne Solaris et que la revue soit reconnue comme la plus ancienne du monde francophone à traiter de science-fiction et de fantastique ! Les entrevues de Matt permettent de revenir 40 ans en arrière, pour voir avec les yeux du professeur de l’époque et ceux d’un de ses élèves comment la revue est née !

Et il y a évidemment la série de micro-entrevues préparées par Tiffany, qui a réuni neuf auteurs de science-fiction et de fantastique du Québec et de France afin de voir s’ils perçoivent des liens entre leur pratique d’écrivain et celle de leur autre profession : enseignant. Vous découvrirez donc, jour après jour, les réponses de plusieurs de vos auteurs préférés : Héloïse Côté, Carl Rocheleau, Jeanne-A. Debats, Jonathan Brassard, Ariane Gélinas, Sylvie Bérard, Patrick Senécal, Johan Heliot et Frédérick Durand, que nous remercions tous chaleureusement de s’être prêtés au jeu !

Nous espérons que ce premier dossier thématique saura vous satisfaire. Deux articles paraîtront chaque jour jusqu’au 30 mai ; ensuite, nous passerons à un rythme de publication hebdomadaire, avant de vous revenir avec un prochain dossier thématique ultra-secret à temps pour la rentrée scolaire d’automne !

Bref, merci de nous accompagner au-delà des mondes possibles, dans les horizons imaginaires, ces espaces de l’entre-deux où les rêves les plus fous peuvent devenir les plus belles des réalités… Et où des étudiants du collégial peuvent réellement faire entendre leurs voix souvent étonnantes afin de vous dire ce qu’ils pensent réellement des cultures de l’imaginaire.

 


 

Mathieu est professeur de français et de littérature au Collège Marianopolis. Il souffre de passionite aigüe pour tout ce qui ressemble de près comme de loin à la science-fiction et à la fantasy. Il vous dira que c’est à cause de sa mère qu’il a commencé à en lire, puisque c’est elle qui, un beau jour, lui a mis le premier tome de la Belgariade de David Eddings entre les mains. Cinq ou six lectures plus tard, il est passé à d’autres cycles, et il s’amuse maintenant autant à nager dans les flots sombres du cyberpunk qu’à se promener dans les brumes de la fantasy épique. Oh ! Et il a une « fille », Zelda, qui passe son temps à manger, à dormir et à ronronner.

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