{"id":2068,"date":"2018-03-03T21:00:18","date_gmt":"2018-03-04T02:00:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/?p=2068"},"modified":"2018-03-05T19:24:39","modified_gmt":"2018-03-06T00:24:39","slug":"entrevue-avec-deux-editeurs-de-la-revue-litteraire-brins-deternite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/2018\/03\/03\/entrevue-avec-deux-editeurs-de-la-revue-litteraire-brins-deternite\/","title":{"rendered":"Entrevue avec deux \u00e9diteurs de la revue litt\u00e9raire Brins d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Par <a href=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/nos-redacteurs\/petit-questionnaire-de-adario-chirgwin-dasgupta\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Adario Chirgwin-Dasgupta<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/nos-redacteurs\/petit-questionnaire-de-yinnan-huang\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Yin Nan Huang<\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Parce que l\u2019\u00e9quipe d\u2019apprentis r\u00e9dacteurs du blogue culturel des Horizons imaginaires souhaite en apprendre davantage sur les diff\u00e9rents m\u00e9tiers des professionnels qui \u0153uvrent au sein des cultures de l\u2019imaginaire, et parce qu\u2019ils veulent faire leur part et participer \u00e0 faire conna\u00eetre le travail de chacun \u00e0 d\u2019autres n\u00e9ophytes comme eux, ils lancent aujourd\u2019hui une nouvelle s\u00e9rie d\u2019entrevues sp\u00e9ciales! Dor\u00e9navant, le premier article du mois sur le blogue culturel sera une entrevue, dont la r\u00e9alisation am\u00e8nera les \u00e9tudiants de l\u2019\u00e9quipe \u00e0 s\u2019entretenir avec des \u00e9diteurs, des libraires, des directeurs litt\u00e9raires, des illustrateurs, des traducteurs, des chercheurs, des organisateurs d\u2019\u00e9v\u00e9nements, etc., du Qu\u00e9bec et d\u2019ailleurs, qui auront accept\u00e9 de partager avec eux quelques trucs du m\u00e9tier, ainsi que leurs visions de la science-fiction et du fantastique!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous sommes donc tr\u00e8s heureux de lancer cette s\u00e9rie aujourd\u2019hui, avec deux personnalit\u00e9s bien connues du milieu de la science-fiction et du fantastique au Qu\u00e9bec (SFFQ), soit Ariane G\u00e9linas et Guillaume Voisine, tous deux \u00e9diteurs de la revue litt\u00e9raire <a href=\"http:\/\/www.revue-brinsdeternite.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em><\/a>! Adario et Yin Nan, deux \u00e9tudiants actuels du Coll\u00e8ge Marianopolis, les ont rencontr\u00e9s r\u00e9cemment lors du lancement du n<sup>o<\/sup>\u00a049 de la revue, qui a eu lieu le 24 f\u00e9vrier dernier \u00e0 Montr\u00e9al.<!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2070\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2070\" class=\"wp-image-2070\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins1-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins1-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2070\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Comment pr\u00e9senteriez-vous <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em> \u00e0 de nouveaux lecteurs, en particulier \u00e0 des c\u00e9g\u00e9piens?<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: \u00c0 la base, <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em> est une revue, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la publication de nouvelles de science-fiction, de fantastique et de fantasy. La revue se veut la plus professionnelle possible, mais elle demeure ouverte aux auteurs qui en sont \u00e0 leurs premi\u00e8res publications. On aime d\u00e9couvrir de nouveaux auteurs et apporter quelque chose d\u2019in\u00e9dit au milieu, sans se cantonner aux \u00e9crivains d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablis. Elle pourrait donc int\u00e9resser des c\u00e9g\u00e9piens qui cherchent o\u00f9 soumettre leurs premiers manuscrits.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas<\/strong>\u00a0: On a \u00e9galement la chance de travailler avec des illustrateurs qui en sont parfois \u00e0 leurs premi\u00e8res \u0153uvres. Bref, on est ouverts, \u00e0 tous les niveaux, aux collaborations avec des artisans qui font leurs premiers pas dans le milieu. On propose aussi une revue ind\u00e9pendante, et le mot est important pour nous\u00a0: comme on n\u2019est pas rattach\u00e9s \u00e0 une maison d\u2019\u00e9dition, nos critiques sont r\u00e9ellement responsables de leurs opinions, et on ne se sent donc pas tenus d\u2019orienter nos lecteurs vers les publications d\u2019un \u00e9diteur en particulier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Autre chose du c\u00f4t\u00e9 historique, \u00e7a fait presque 15 ans que la revue existe. Ce n\u2019est donc pas un projet qui vient juste de commencer! On a un processus et un lectorat bien \u00e9tablis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang\u00a0<\/strong>: Comment s\u00e9lectionnez-vous les \u0153uvres que vous publiez?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: On s\u00e9lectionne nos textes de fa\u00e7on anonyme. Cela assure une meilleure chance aux auteurs de la rel\u00e8ve, puisqu\u2019on \u00e9value uniquement l\u2019\u00e9crit. D\u00e8s qu\u2019il y a une personne de l\u2019\u00e9quipe qui aime un texte, on en parle. La discussion autour des textes est donc tr\u00e8s ouverte, et c\u2019est toujours comme cela qu\u2019on a fonctionn\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang<\/strong>\u00a0: M\u00eame si la revue se sp\u00e9cialise autant dans les nouvelles de science-fiction, de fantastique et de fantasy, y a-t-il un genre que vous pr\u00e9f\u00e9rez personnellement?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Personnellement, oui! Dans l\u2019ordre, ce serait la science-fiction, le fantastique et la fantasy.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Moi, c\u2019est d\u2019abord le fantastique, puis la science-fiction et la fantasy.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Mais on va quand m\u00eame publier de la fantasy! (Rires de tous.) Juste un peu moins, et c\u2019est principalement parce qu\u2019on en re\u00e7oit moins. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019\u00e0 la base, c\u2019est un genre qui est peut-\u00eatre moins adapt\u00e9 \u00e0 la nouvelle. Je dirais que c\u2019est surtout d\u00fb \u00e0 la distance que le genre a tendance \u00e0 \u00e9tablir avec la r\u00e9alit\u00e9. Contrairement \u00e0 la science-fiction et au fantastique, la fantasy est souvent compl\u00e8tement en dehors du r\u00e9el, la plupart du temps dans un univers compl\u00e8tement diff\u00e9rent du n\u00f4tre, et c\u2019est plus difficile \u00e0 instaurer dans un texte qui est tr\u00e8s court. Malgr\u00e9 cela, mes pr\u00e9f\u00e9rences personnelles n\u2019entrent pas n\u00e9cessairement en jeu dans la s\u00e9lection des textes, et je suis quand m\u00eame capable d\u2019\u00e9valuer un texte de fantasy, m\u00eame si personnellement, ce n\u2019est pas un genre qui m\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang<\/strong>\u00a0: Diriez-vous que vos go\u00fbts personnels ont quand m\u00eame une influence sur la s\u00e9lection des textes, et y a-t-il une grande diff\u00e9rence entre vos go\u00fbts de lecteurs et ceux que vous avez comme \u00e9diteurs?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Ta question me fait penser \u00e0 une chose qu\u2019a dite Jo\u00ebl Champetier, qui nous a quitt\u00e9s en 2015, malheureusement. Il disait qu\u2019une des contributions d\u2019un directeur litt\u00e9raire d\u2019une revue, c\u2019\u00e9tait de donner sa \u00ab\u00a0coloration\u00a0\u00bb \u00e0 la revue. En ce sens-l\u00e0, il se peut qu\u2019il y ait une petite incidence de nos go\u00fbts, puisque Guillaume et moi avons les m\u00eames pr\u00e9f\u00e9rences. Notre \u00ab\u00a0coloration\u00a0\u00bb risque donc d\u2019aller davantage vers la science-fiction et le fantastique, mais on fait un effort pour que notre travail reste le plus objectif possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Et si on parlait des origines de <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>, et de comment vous avez repris la revue en charge?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: La revue a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par l\u2019auteur Mathieu Fortin en 2004 comme fanzine, soit comme revue amateure. Il l\u2019a dirig\u00e9e tout seul pendant deux ans. Au terme de ces deux ann\u00e9es-l\u00e0, il m\u2019a contact\u00e9 et m\u2019a demand\u00e9 si je voulais reprendre le flambeau. J\u2019ai accept\u00e9, mais j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de m\u2019entourer de personnes. Il y avait Carm\u00e9lie Jacob, Sabrina Raymond, Genevi\u00e8ve Fournier-Goulet et Audr\u00e9e Wilhelmy dans la premi\u00e8re \u00e9quipe. C\u2019est un an plus tard qu\u2019Ariane s\u2019est ajout\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9quipe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: \u00c0 la fin de 2007, pour \u00eatre exacte. Carm\u00e9lie Jacob, qui \u00e9tait la directrice artistique \u00e0 l\u2019\u00e9poque, a quitt\u00e9 ses fonctions, et je l\u2019ai remplac\u00e9e. Mais Carm\u00e9lie est rest\u00e9e dans l\u2019\u00e9quipe de la revue \u00e0 titre de correctrice pendant plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Est-ce que le contenu de la revue a chang\u00e9 lorsque vous avez repris le flambeau?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em> a toujours \u00e9t\u00e9 une revue qui publiait des nouvelles, avec des articles en fin de num\u00e9ro. Il y a toutefois certaines chroniques qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 reprises, dont la \u00ab\u00a0Boule \u00e0 Mythes\u00a0\u00bb<em>. <\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: La chronique \u00ab\u00a0Boule \u00e0 Mythes\u00a0\u00bb, c\u2019\u00e9tait une id\u00e9e int\u00e9ressante de Mathieu Fortin. Les articles mettaient en vedette un auteur qui avait publi\u00e9 un roman paru cinq ans plus t\u00f4t, souvent dix, et qui \u00e9tait amen\u00e9 \u00e0 parler de son \u00ab\u00a0vieux\u00a0\u00bb livre, sorti des boules \u00e0 mites\u2026<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Mais \u00e7a ne cadrait pas vraiment avec la fa\u00e7on dont on g\u00e9rait la revue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: On n\u2019a plus vraiment de chroniques avec des th\u00e8mes sp\u00e9cifiques, mis \u00e0 part \u00ab\u00a0Le cabinet du Docteur Bonin\u00a0\u00bb, une id\u00e9e de Luc Dagenais, le directeur de la section articles. On publie plut\u00f4t des nouvelles, des commentaires de lecture et des entrevues.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Bref, \u00e7a a \u00e9volu\u00e9, et maintenant, on a plus tendance \u00e0 aller vers les essais plut\u00f4t que les chroniques, peut-\u00eatre parce qu\u2019au moment o\u00f9 on a repris la revue, on \u00e9tait tous des \u00e9tudiants en litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019universit\u00e9, dans la vingtaine, et \u00e7a semble avoir influenc\u00e9 notre approche qui tend vers le texte plus formel, plus universitaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2074\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2074\" class=\"wp-image-2074\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202735-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"933\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202735-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202735-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2074\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Comment \u00e9tait la charge de travail pour faire fonctionner la revue, au d\u00e9but?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: C\u2019est s\u00fbr que \u00e7a a \u00e9t\u00e9 beaucoup de travail, puisque quand on commence un projet comme \u00e7a, tout est \u00e0 apprendre. Maintenant, c\u2019est peut-\u00eatre un peu moins de travail, parce qu\u2019on est habitu\u00e9s, on a des processus et on sait comment chaque chose fonctionne. On n\u2019a pas besoin de r\u00e9inventer ce qu\u2019on doit faire chaque fois qu\u2019on doit sortir un nouveau num\u00e9ro. Mais au d\u00e9but, oui, c\u2019\u00e9tait beaucoup, beaucoup de travail, au point o\u00f9 je ne crois pas que je ferais \u00e7a maintenant!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Aussi, chaque fois qu\u2019on a d\u00fb recruter un nouveau membre pour diff\u00e9rentes fonctions, peu importe les comp\u00e9tences intellectuelles et l\u2019expertise de la personne, \u00e7a prend toujours beaucoup de temps pour s\u2019adapter. Et honn\u00eatement, \u00e7a fait plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es que Guillaume et moi sommes \u00e0 la revue, alors pour nous, c\u2019est devenu un peu comme une seconde nature, un biorythme! On sait toujours lorsqu\u2019une revue doit partir en impression, sans avoir besoin d\u2019un calendrier de production, contrairement \u00e0 la plupart des revues! C\u2019est tellement int\u00e9gr\u00e9! Et on travaille tr\u00e8s bien ensemble, ayant d\u00e9velopp\u00e9 une m\u00e9thode de t\u00e9l\u00e9travail, qui rend la t\u00e2che plus facile; apr\u00e8s tout, Guillaume \u00e9tant \u00e0 Montr\u00e9al, moi \u00e0 Trois-Rivi\u00e8res, Internet simplifie tout.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Ariane et moi, on s\u2019\u00e9crit pratiquement tous les jours!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Avec le temps, on est forc\u00e9ment devenus amis. La revue est donc r\u00e9ellement un projet d\u2019amiti\u00e9, avec deux autres membres principaux, Alamo St-Jean et Luc Dagenais. \u00c7a fait tellement longtemps qu\u2019on travaille ensemble que si l\u2019un de nous annon\u00e7ait qu\u2019il partait, j\u2019y penserais aussi.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_2072\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2072\" class=\"wp-image-2072\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins3-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins3-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins3-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins3-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2072\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Pensez-vous devoir faire une autre transition vers une \u00e9quipe qui prendrait la rel\u00e8ve?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Rendus l\u00e0, on verra. Ce serait bien que le projet continue et qu\u2019on reste impliqu\u00e9s dedans. Pour l\u2019instant, ce n\u2019est pas encore dans les plans, mais c\u2019est s\u00fbr qu\u2019on aimerait que la revue continue apr\u00e8s nous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang\u00a0<\/strong>: Vous pensez continuer \u00e0 g\u00e9rer la revue pendant combien de temps?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Je pense que \u00e7a va d\u00e9pendre du d\u00e9sir d\u2019enfants de la copine de Guillaume! (Rires)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Honn\u00eatement, oui, c\u2019est s\u00fbr qu\u2019il y a \u00e7a.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Je dis \u00e7a parce que \u00e7a ne m\u2019arrivera pas\u00a0: je suis plut\u00f4t du genre \u00e0 vouloir des enfants chats!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: C\u2019est clair que pour les deux prochaines ann\u00e9es au moins, \u00e7a continue de mon c\u00f4t\u00e9, en terme de participation. C\u2019est assur\u00e9!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: On veut vraiment que la revue continue. Je ferais peut-\u00eatre une petite d\u00e9pression si <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em> n\u2019existait plus\u2026 La revue repr\u00e9sente une fa\u00e7on importante de m\u2019impliquer dans le milieu culturel, et je trouve que c\u2019est n\u00e9cessaire pour moi de mettre du temps dans un projet de ce genre. Par contre, toujours former de nouvelles personnes est assez exigeant. Ce serait donc peut-\u00eatre plus int\u00e9ressant de confier le mandat \u00e0 une nouvelle \u00e9quipe, avec son effervescence, avant qu\u2019on n\u2019en soit plus capables. \u00c7a reste quand m\u00eame assez exceptionnel que l\u2019\u00e9quipe actuelle soit en grande partie celle qui \u00e9tait l\u00e0 il y a 10 ans!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Cependant, comme Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e9tait un fanzine lorsqu\u2019on a pris la rel\u00e8ve, les gens du milieu de la SFFQ avaient tendance \u00e0 penser que le projet ne durerait pas. Il y a un historique de fanzines qui meurent apr\u00e8s avoir chang\u00e9 d\u2019\u00e9quipe. On esp\u00e8re que \u00e7a n\u2019arrivera pas avec <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em> s\u2019il faut changer l\u2019\u00e9quipe; quoique je ne pense plus qu\u2019on publie toujours un fanzine maintenant!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: \u00c7a pourrait \u00eatre int\u00e9ressant de noter qu\u2019on est un \u00ab\u00a0prozine\u00a0\u00bb. On s\u2019assure de donner un cachet \u00e0 nos auteurs, mais on ne peut pas les payer autant que ce que d\u2019autres revues offrent, parce qu\u2019on n\u2019est pour l\u2019instant pas subventionn\u00e9s, mais c\u2019est quand m\u00eame dans nos intentions de le devenir. Pour notre n<sup>o<\/sup>\u00a050, nous esp\u00e9rons donc obtenir de petites subventions, et faire un pas de plus vers la professionnalisation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: \u00c0 ce sujet, pour nos lecteurs, pourriez-vous pr\u00e9ciser quelle est la diff\u00e9rence entre un fanzine et un prozine?<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: C\u2019est de la terminologie\u00a0: un fanzine est un magazine fait par des amateurs, par des <em>fans<\/em>. C\u2019est ce qu\u2019on \u00e9tait au d\u00e9but\u00a0: des personnes qui n\u2019ont aucune exp\u00e9rience en termes de publication et d\u2019\u00e9dition, mais qui veulent se lancer dans un projet de revue, normalement sur un sujet ou un genre qu\u2019elles aiment. Avec le temps, plus le fanzine avance vers la professionnalisation, plus il peut commencer \u00e0 payer ses auteurs et \u00e0 avoir une meilleure qualit\u00e9 \u00e9ditoriale au niveau de l\u2019objet, du papier, etc. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on commence \u00e0 tomber dans la cat\u00e9gorie des prozines. La diff\u00e9rence avec un magazine professionnel, souvent, c\u2019est le niveau de r\u00e9mun\u00e9ration et l\u2019ampleur de la distribution.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mathieu Lauzon-Dicso (enseignant)<\/strong>\u00a0: Comment fonctionne la r\u00e9mun\u00e9ration de vos collaborateurs, en plus des auteurs?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: On r\u00e9mun\u00e8re les auteurs et les illustrateurs, mais on ne r\u00e9mun\u00e8re pas les critiques. On r\u00e9mun\u00e8re les essayistes, mais les critiques, souvent, on peut leur fournir des services de presse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Pour moi, l\u2019essai, c\u2019est de l\u2019art, et tous les artistes qui \u0153uvrent \u00e0 la revue sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, mais pas les autres collaborateurs. On aimerait cela le faire; on sait que c\u2019est le cas chez d\u2019autres revues.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mathieu Lauzon-Dicso (enseignant)<\/strong>\u00a0: Est-ce que vous pensez que si vous commenciez \u00e0 r\u00e9mun\u00e9rer les critiques, est-ce que \u00e7a vous obligerait \u00e0 en offrir moins dans vos num\u00e9ros?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: C\u2019est s\u00fbr que si on commen\u00e7ait \u00e0 proc\u00e9der comme \u00e7a, on risquerait de nuire au contenu de la revue. C\u2019est une des raisons pour lesquelles on ne le fait pas en ce moment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang<\/strong>\u00a0: Seriez-vous en mesure d\u2019expliquer les d\u00e9penses g\u00e9n\u00e9rales que peut engendrer la publication d\u2019un num\u00e9ro r\u00e9gulier de la revue?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Les co\u00fbts d\u2019impression tournent autour de 800\u00a0$ pour 150 exemplaires. Pour l\u2019exp\u00e9dition, \u00e7a varie entre 200\u00a0$ et 300\u00a0$. Id\u00e9alement, on veut produire un peu plus d\u2019exemplaires que ce dont on a besoin, mais on ne veut pas non plus avoir un surplus de r\u00e9serve trop large. Et il y a d\u2019autres petits frais comme les enveloppes, des cartouches d\u2019imprimante, des choses comme \u00e7a. C\u2019est quand m\u00eame n\u00e9gligeable sur une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Il y a aussi les cachets faits aux artistes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Effectivement! \u00c7a co\u00fbte environ\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: 400\u00a0$ par num\u00e9ro!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Non. On est \u00e0 cinq auteurs\u2026 Avec les illustrateurs, mettons 200\u00a0$.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: 300\u00a0$ (Pause et \u00e9change de regards.) \u2026 225\u00a0$!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(Rires.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Si tu insistes! Bref, si on fait la somme de tout, \u00e7a revient \u00e0 environ 1\u00a0500\u00a0$ en g\u00e9n\u00e9ral par num\u00e9ro, et il y en a trois par ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Ce qui nous oblige donc \u00e0 avoir 1 500\u00a0$ pour assurer un roulement de base.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Est-ce que les ressources financi\u00e8res ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 un probl\u00e8me par le pass\u00e9?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Pour l\u2019instant, m\u00eame si on ne roule pas sur de gros surplus, tout va bien. La revue n\u2019a pas de probl\u00e8me d\u2019argent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Deux exemples qui montrent que \u00e7a va bien sont qu\u2019on est pass\u00e9s \u00e0 la reliure allemande, ainsi qu\u2019\u00e0 la couverture couleur. Si les difficult\u00e9s financi\u00e8res \u00e9taient trop grandes, on n\u2019aurait jamais pu faire ces deux choses-l\u00e0.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Il y a 5 ou 6 ans, la revue \u00e9tait agraf\u00e9e. C\u2019\u00e9tait que des pages, agraf\u00e9es au milieu\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: \u00c7a avait l\u2019air d\u2019une esp\u00e8ce de missel! C\u2019\u00e9tait beige, avec des rabats\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: \u00c7a co\u00fbtait beaucoup moins cher faire \u00e7a, au lieu d\u2019avoir un dos carr\u00e9. Le passage \u00e0 la nouvelle reliure a entra\u00een\u00e9 une augmentation substantielle des co\u00fbts, mais c\u2019est beaucoup plus professionnel et \u00e7a s\u2019empile bien mieux!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2073\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2073\" class=\"wp-image-2073\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202641-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"933\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202641-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202641-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2073\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Est-ce que vos artistes sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s \u00e9galement?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: La seule diff\u00e9rence, c\u2019est pour les illustrateurs de la couverture, qu\u2019on paie un peu plus cher. Sinon, c\u2019est le m\u00eame montant pour tout le monde. Ce n\u2019est pas un gros cachet, c\u2019est surtout symbolique, mais on arrive quand m\u00eame \u00e0 payer tous les artistes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Et si nous recevons les subventions prochainement, la premi\u00e8re chose qu\u2019on augmentera sera les cachets des artistes. Bien avant de nous donner un salaire!<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Parce qu\u2019on ne se paie pas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Et les lancements, les d\u00e9placements, tout est \u00e0 nos frais. Parce que c\u2019est notre passion!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: C\u2019est compl\u00e8tement b\u00e9n\u00e9vole.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang\u00a0<\/strong>: Donc en dehors de la revue, quelles sont vos professions?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: On est tous multidisciplinaires! Je suis aussi auteur, m\u00eame si j\u2019\u00e9cris un peu moins ces temps-ci. Professionnellement, je suis informaticien; c\u2019est \u00e7a qui paie mon loyer! En dehors de <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>, je fais aussi des critiques et je fais de la direction litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Dans mon cas, je travaille principalement dans le milieu de la litt\u00e9rature, sp\u00e9cialement les litt\u00e9ratures de l\u2019imaginaire. En plus de <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>, je suis aussi auteure de quelques dizaines de nouvelles et de romans. Je fais aussi des critiques pour la revue <em>Les Libraires<\/em> et <em>Lettres qu\u00e9b\u00e9coises<\/em>\u00a0: la revue, c\u2019est vraiment une de mes passions! D\u2019ailleurs, \u00e7a s\u2019est r\u00e9ellement manifest\u00e9 en 2007 avec <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>, qui a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re revue \u00e0 faire na\u00eetre ma passion! \u00c7a fait aussi trois ans que je travaille comme coordonnatrice d\u2019une revue d\u2019art visuel et de po\u00e9sie, qui s\u2019appelle <em>Le Sabord<\/em>; c\u2019est mon gagne-pain principal. Mais je travaille aussi comme contractuelle, donc je fais de la direction litt\u00e9raire, parfois pour <em>Le Sabord<\/em>, parfois pour Les Six Brumes. Ce sont diff\u00e9rents mandats qu\u2019on peut me confier, dans le milieu de l\u2019\u00e9dition. Je donne parfois des cours \u00e0 l\u2019universit\u00e9, m\u00eame si le milieu de l\u2019\u00e9dition me fait vibrer davantage. Par contre, quand j\u2019ai de bons groupes, \u00e0 qui j\u2019enseigne le fantastique et la science-fiction, j\u2019aime vraiment \u00e7a, mais il faut savoir qu\u2019une bonne \u00e9nergie de groupe, \u00e7a se construit!<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta\u00a0<\/strong>: Comment proc\u00e9dez-vous pour trouver les illustrateurs\u00a0de la revue?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Souvent, pour les illustrations de couverture, je vais visiter des sites Web d\u2019artistes que j\u2019aime et je vais tenter de visualiser si leurs \u0153uvres peuvent donner des pages couvertures int\u00e9ressantes. C\u2019est facile de trouver des illustrations de tr\u00e8s grande qualit\u00e9, mais qui ne pourront pas s\u2019adapter pour donner une bonne couverture de revue\u00a0: on a besoin d\u2019espace dans le haut de la page, sur les c\u00f4t\u00e9s, etc., pour faire une page dynamique. Il faut que l\u2019image soit magnifi\u00e9e par le montage, avec l\u2019ajout du titre de la revue, des noms d\u2019auteurs\u00a0: tout \u00e7a est parfois difficile \u00e0 faire, et c\u2019est quelque chose que j\u2019ai appris de mani\u00e8re autodidacte. On ne fonctionne pas vraiment avec les commandes \u2014 je cherche vraiment des \u0153uvres qui existent d\u00e9j\u00e0. Mais pour l\u2019int\u00e9rieur des revues, c\u2019est diff\u00e9rent\u00a0: ce sont des commandes. Les nouvelles sont envoy\u00e9es aux illustrateurs, qui dessinent ensuite ce qu\u2019ils veulent en s\u2019en inspirant. Cependant, \u00e0 partir du n<sup>o<\/sup>\u00a050, nous aurons aussi des \u0153uvres d\u2019artistes de l\u2019imaginaire, et les illustrations se retrouveront entre les nouvelles, imprim\u00e9es pleine page, sans que tout cela soit rattach\u00e9 au contenu des textes. Et tout sera id\u00e9alement en couleur! On souhaite d\u00e9laisser l\u2019illustration limitative.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_2075\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2075\" class=\"wp-image-2075\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202833-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"933\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202833-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/MVIMG_20180303_202833-768x1024.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2075\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Vos revues sont donc vraiment des pi\u00e8ces de collection.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: On essaie, mais honn\u00eatement une revue, \u00e7a a une obsolescence assez rapide. On remarque qu\u2019une revue qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e il y a quatre ou cinq ans, personne ne veut vraiment acheter \u00e7a; c\u2019est quelque chose qui est plut\u00f4t \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. D\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e de tirer un surplus qui soit le plus petit possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang<\/strong>\u00a0: Si le contenu des nouvelles d\u2019un ancien num\u00e9ro d\u2019une revue est encore novateur et pertinent, pourquoi pensez-vous que les gens pr\u00e9f\u00e8reraient quand m\u00eame se procurer un livre paru la m\u00eame ann\u00e9e?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Je ne sais pas exactement pourquoi. C\u2019est quelque chose de culturel, je crois. On observe juste qu\u2019une revue qui date de trois ans, c\u2019est juste moins int\u00e9ressant pour le public qu\u2019un roman paru il y a trois ans. Et il faut savoir que m\u00eame si une revue en g\u00e9n\u00e9ral peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un classique, un seul num\u00e9ro en particulier ne peut pas vraiment \u00eatre un \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb en tant que tel, sauf peut-\u00eatre un num\u00e9ro sp\u00e9cial, mais voil\u00e0.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas<\/strong>\u00a0: D\u2019ailleurs, on le mesure beaucoup avec <a href=\"http:\/\/www.sixbrumes.com\/catalogue\/dix-ans-deternite-une-anthologie-de-science-fiction-et-de-fantastique-de-brins-deternite\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Dix ans d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em><\/a>, une anthologie des meilleures nouvelles de la revue parues dans les num\u00e9ros sortis durant les dix premi\u00e8res ann\u00e9es de <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>. Le livre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 2014 aux Six Brumes, et il continue de se vendre aussi bien en 2018 qu\u2019en 2014, ce qui est assez r\u00e9v\u00e9lateur des pr\u00e9f\u00e9rences des lecteurs pour le livre plut\u00f4t que pour les magazines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Adario Chirgwin-Dasgupta<\/strong>\u00a0: Pour finir, puisque le temps file, une question sur&#8230; le temps! Combien vous en faut-il pour la r\u00e9alisation d\u2019un num\u00e9ro?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Guillaume\u00a0Voisine\u00a0<\/strong>: Honn\u00eatement, en termes d\u2019heures, je ne pourrais pas le dire exactement. On sort un num\u00e9ro tous les quatre mois, et \u00e7a nous prend pas mal ces quatre mois-l\u00e0 pour pr\u00e9parer le num\u00e9ro. Il y a plusieurs \u00e9tapes \u00e0 suivre durant cette p\u00e9riode. En tant que directeur litt\u00e9raire, je re\u00e7ois en premier des textes qui sont soumis par des auteurs. Ces textes, je les transmets ensuite au comit\u00e9 de lecture, qui doit d\u00e9cider si un texte devrait \u00eatre accept\u00e9 ou non. Si c\u2019est le cas, on \u00e9crit ensuite \u00e0 l\u2019auteur pour transmettre la d\u00e9cision; si le comit\u00e9 refuse, on \u00e9num\u00e8re les raisons, alors que si le texte est accept\u00e9, on \u00e9num\u00e8re les aspects qui peuvent \u00eatre retravaill\u00e9s selon divers param\u00e8tres. \u00c0 ce moment, une s\u00e9rie d\u2019\u00e9changes commence avec l\u2019auteur. Apr\u00e8s avoir retravaill\u00e9 sa nouvelle, l\u2019auteur m\u2019envoie une nouvelle version, que je relis, et sur laquelle je laisse de nouveaux commentaires et d\u2019autres corrections. Le processus se r\u00e9p\u00e8te, et il peut alors y avoir jusqu\u2019\u00e0 cinq ou sept \u00e9changes de ce type avant qu\u2019on arrive \u00e0 un point o\u00f9 on accepte la publication du texte dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 il est. Par contre, il faut quand m\u00eame que je transmette cette version retravaill\u00e9e aux r\u00e9viseurs linguistiques, qui doivent passer le texte au crible pour corriger les erreurs de syntaxe, de lexique, etc. \u2014 c\u2019est une r\u00e9vision tr\u00e8s pointue. Le texte est alors retourn\u00e9 \u00e0 l\u2019auteur, qui me renvoie une version finale, que j\u2019achemine \u00e0 Ariane pour qu\u2019elle fasse le montage. Je fais ensuite le suivi avec chacun des auteurs pour leur faire signer les contrats, pour produire les notices biographiques et obtenir une photo.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ariane G\u00e9linas\u00a0<\/strong>: Il faut noter que les fonctions de directeur litt\u00e9raire se partagent entre les membres du comit\u00e9 de lecture, parce que cette t\u00e2che est une lourde charge de travail. Pour une nouvelle de taille moyenne qui doit \u00eatre retravaill\u00e9e plusieurs fois, le temps qu\u2019il faut y consacrer peut d\u00e9passer huit heures! Le processus de correction prend autant de temps; nos deux correctrices doivent d\u2019ailleurs r\u00e9viser le contenu des critiques, donc \u00e7a peut prendre plusieurs jours; la revue compte 128 pages, apr\u00e8s tout! Ensuite, quand on arrive au graphisme, \u00e7a prend quatre jours complets, environ trente heures, avant d\u2019avoir un PDF digne de ce nom pour l\u2019envoyer aux relecteurs. En tant que directrice artistique, je dois contacter les illustrateurs, leur envoyer les textes \u00e0 illustrer, faire des commentaires sur les illustrations, \u00e0 moins qu\u2019elles soient impeccables, et puis j\u2019ins\u00e8re le tout dans mon dossier pour le graphisme. Pour le montage, id\u00e9alement, \u00e7a me prendrait un chalet pour m\u2019isoler pendant quatre jours \u2014 j\u2019aurais besoin de m\u2019exiler pour me consacrer \u00e0 la t\u00e2che! Il y a ensuite l\u2019\u00e9tape de la relecture des \u00e9preuves, qui est effectu\u00e9e par Guillaume, les autres membres de l\u2019\u00e9quipe, un relecteur d\u2019\u00e9preuves et moi\u00a0: on prend le PDF page par page, ligne par ligne, et on voir s\u2019il y a des anomalies. Moi aussi, je me relis comme graphiste, avec mon \u0153il z\u00e9l\u00e9, pour \u00eatre certaine qu\u2019il n\u2019y a rien \u00e0 bouger. M\u00eame si certaines choses ne sont pas graves, comme devoir d\u00e9placer une photo de deux millim\u00e8tres, personnellement, \u00e7a me d\u00e9range assez pour le faire! Apr\u00e8s \u00e7a, il y a l\u2019\u00e9tape de l\u2019organisation d\u2019un lancement, qui n\u2019est pas aussi simple que \u00e7a en a l\u2019air. Il faut prendre le temps de r\u00e9server les lieux, de convoquer les gens au lancement. Puis, avant que Guillaume ne range les exemplaires en r\u00e9serve, il faut distribuer ceux qui vont aux abonn\u00e9s, ce qui peut prendre une semaine. Bref, c\u2019est du travail!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2071\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2071\" class=\"wp-image-2071\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins2-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins2-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins2-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Brins2-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2071\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Mathieu Lauzon-Dicso<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Yin Nan Huang<\/strong>\u00a0: Merci beaucoup pour toutes ces informations! C\u2019\u00e9tait passionnant de d\u00e9couvrir tout le travail que vous faites pour assurer le succ\u00e8s de <em>Brins d\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/em>!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9vision\u00a0: Mathieu Lauzon-Dicso<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Par Adario Chirgwin-Dasgupta et Yin Nan Huang &nbsp; Parce que l\u2019\u00e9quipe d\u2019apprentis r\u00e9dacteurs du blogue culturel des Horizons imaginaires souhaite en apprendre davantage sur les diff\u00e9rents m\u00e9tiers des professionnels qui \u0153uvrent au sein des cultures de l\u2019imaginaire, et parce qu\u2019ils veulent faire leur part et participer \u00e0 faire conna\u00eetre le travail de chacun \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":2069,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[56],"tags":[92,318,314,91,75,319,315,317,316,90,320,95,66],"class_list":["post-2068","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-entrevues","tag-ariane-gelinas","tag-brins-deternite","tag-entrevues","tag-fantastique","tag-fantasy","tag-guillaume-voisine","tag-metier-dediteur","tag-metier-de-directeur-artistique","tag-metier-de-directeur-litteraire","tag-quebec","tag-revue-litteraire","tag-science-fiction","tag-sffq"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2068","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2068"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2068\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2084,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2068\/revisions\/2084"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2069"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2068"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2068"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2068"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}