{"id":2061,"date":"2018-02-24T11:30:13","date_gmt":"2018-02-24T16:30:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/?p=2061"},"modified":"2018-02-24T11:28:25","modified_gmt":"2018-02-24T16:28:25","slug":"linterface-entre-elles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/2018\/02\/24\/linterface-entre-elles\/","title":{"rendered":"L&rsquo;interface entre elles"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Par <a href=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/nos-redacteurs\/petit-questionnaire-de-francesca-robitaille\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Francesca Robitaille<\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Paru aux \u00c9ditions Alto \u00e0 l\u2019automne\u00a02017, <em>De synth\u00e8se<\/em> est la plus r\u00e9cente \u0153uvre de Karoline Georges. Ce roman de science-fiction puise avant dans la relation entre une fille et sa m\u00e8re, alors que chacune doit composer avec les exigences de la vie familiale, qui changent selon le stade de leur relation. Le r\u00e9cit fait s\u2019alterner les espaces, entre un Montr\u00e9al que j\u2019ai pu reconna\u00eetre comme une version \u00e0 venir de notre ville, et un environnement num\u00e9rique o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle domine et influence les interactions; un monde o\u00f9 les andro\u00efdes sont compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 humaine. Au gr\u00e9 des pages, nous suivons la protagoniste \u2014 la plus jeune \u2014 dans sa renaissance virtuelle, de l\u2019enfance \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte.<!--more--><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p>En commen\u00e7ant le roman, j\u2019avoue que je ne savais pas trop \u00e0 quoi m\u2019attendre quant \u00e0 la place qu\u2019occupe <em>De synth\u00e8se<\/em> parmi les genres de l\u2019imaginaire. J\u2019avais entendu parler de l\u2019\u0153uvre avant d\u2019y plonger et j\u2019avais h\u00e2te de la lire, mais une fois le roman entre les mains, je n\u2019ai pas voulu faire plus de recherches \u00e0 son sujet avant d\u2019y entrer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>Enfin, je peux m\u2019installer et entamer ma lecture, bien au chaud sur une montagne d\u2019oreillers, avec un caf\u00e9 et une couverture.<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie, \u00ab\u00a0De la r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb, prend le temps qu\u2019il faut pour mettre en sc\u00e8ne l\u2019enfance du personnage principal, qui ne divulgue jamais son nom r\u00e9el malgr\u00e9 une narration au je. Au d\u00e9but, je me suis demand\u00e9 si ces pages \u00e9taient vraiment utiles au d\u00e9veloppement d\u2019une histoire de science-fiction, surtout qu\u2019il n\u2019y avait presque aucune mention du monde futuriste que je m\u2019attendais explorer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>Patience, Francesca, patience&#8230;<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Confront\u00e9e \u00e0 une absence quasi totale de rep\u00e8res temporaux, j\u2019ai rapidement eu l\u2019impression d\u2019\u00eatre lanc\u00e9e dans une sorte de stase, comme si j\u2019\u00e9tais dans un \u00e9tat de r\u00e9alit\u00e9 \u00ab\u00a0suspendue\u00a0\u00bb, une sensation amplifi\u00e9e par le fait que j\u2019\u00e9tais alors en train de poursuivre ma lecture loin de ma montagne d\u2019oreillers, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport, soit un de ces lieux o\u00f9 le temps semble stagner, o\u00f9 les mouvements semblent avoir lieu hors du temps qui domine habituellement nos vies quotidiennes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>Et cela m\u2019\u00e9voque une superbe lecture, au sujet de ce hors-temps de l\u2019a\u00e9roport, soit <\/em>Changing Planes<em> d\u2019Ursula Le Guin, <a href=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/2017\/07\/12\/changer-davion-changer-de-monde\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">dont j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 sur le blogue<\/a>.<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plus les descriptions de ce monde sans temps d\u00e9filaient sous mes yeux, plus j\u2019en arrivais \u00e0 flotter \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des pens\u00e9es de la narratrice, et \u00e0 comprendre l\u2019impact que les relations qu\u2019elle entretenait avec ses parents ont eu sur elle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2064\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2064\" class=\"wp-image-2064\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"700\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-37x37.jpg 37w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-128x128.jpg 128w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille_2-184x184.jpg 184w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2064\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo\u00a0: Francesca Robitaille<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je me suis donc retrouv\u00e9e lentement captiv\u00e9e autant par l\u2019effet du d\u00e9veloppement technologique sur la soci\u00e9t\u00e9 futuriste de <em>De synth\u00e8se<\/em> que par les relations familiales des personnages, fort complexes. D\u2019ailleurs, selon moi, la famille repr\u00e9sente vraiment le c\u0153ur de l\u2019histoire, et il s\u2019agit d\u2019un th\u00e8me qui a longuement r\u00e9sonn\u00e9 en moi, d\u2019autant plus que, peut-\u00eatre \u00e0 cause de mon jeune \u00e2ge, je n\u2019ai pas vraiment eu \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 la mort \u00e9ventuelle de mes parents (<em>du moins, jusqu\u2019\u00e0 ce que j\u2019arrive \u00e0 ce passage dans le roman<\/em>). Tirant l\u00e0 sa mati\u00e8re \u00e0 fiction, Karoline Georges m\u2019a paru vouloir explorer en profondeur la relation profonde, souvent d\u00e9licate, entre une m\u00e8re et sa fille, et les difficult\u00e9s qui s\u2019imposent quand le lien entre elles se fracture apr\u00e8s le d\u00e9part de la narratrice. Celle-ci quitte le nid familial pour entamer une carri\u00e8re de mannequin, ce qui l\u2019entra\u00eene \u00e0 voyager loin de la maison et \u00e0 signer des contrats qui lui permettent de repousser son retour jusqu\u2019au moment o\u00f9 elle peut s\u2019\u00e9tablir seule. La femme se replie alors de plus en plus sur elle-m\u00eame, \u00e9vitant tous les contacts humains; elle ne parle plus \u00e0 ses coll\u00e8gues, et de moins en moins \u00e0 ses parents. Elle d\u00e9voue toute son \u00e9nergie \u00e0 modifier son image, usant de ses propres fonds, notamment pour prendre des milliers de photographies de son visage modifi\u00e9. Cette fascination pour l\u2019image lui vient de son enfance, alors qu\u2019enfant, elle \u00e9coutait la t\u00e9l\u00e9vision pendant des heures et fixait toutes les images qui passaient sur l\u2019\u00e9cran en r\u00eavant du moyen qui lui permettrait d\u2019en devenir une. Mais son isolement et son obsession l\u2019am\u00e8nent, une fois adulte, au point o\u00f9 elle devient incapable de sortir de son appartement sans un entourage de personnages virtuels qu\u2019elle cr\u00e9e dans le but de l\u2019accompagner et qu\u2019elle peut entra\u00eener \u00e0 sa suite gr\u00e2ce \u00e0 un masque.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais tandis qu\u2019elle se r\u00e9fugie dans ses cr\u00e9ations, le monde change autour d\u2019elle, et justement, les univers virtuels se sont rapidement d\u00e9velopp\u00e9s, au point o\u00f9 la narratrice peut maintenant se cr\u00e9er un avatar personnalis\u00e9, qu\u2019elle nomme Anouk. Elle le retravaille chaque fois qu\u2019une nouvelle mise \u00e0 jour est annonc\u00e9e, que de nouvelles options sont offertes. Minutieusement, l\u2019artiste qu\u2019elle est devenue am\u00e9liore son avatar pour le rendre plus humain et plus r\u00e9aliste. Elle peut aussi prendre des photos de son \u0153uvre et les diffuser dans un vaste r\u00e9seau qui relie des utilisateurs \u00e0 travers le monde virtuel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce qui s\u2019ensuit refl\u00e8te bien comment, malgr\u00e9 le monde ultramoderne de la protagoniste, les humains continuent malgr\u00e9 tout de former une esp\u00e8ce qui d\u00e9pend toujours des contacts avec d\u2019autres individus, peu importe leur syst\u00e8me de support num\u00e9rique ou leurs aides andro\u00efdes. Mais j\u2019y vois un reflet de notre monde, o\u00f9 de plus en plus, tous les aspects de notre vie, priv\u00e9e comme sociale, se retrouvent quelque part en ligne; apr\u00e8s tout, il y a vraiment une plateforme pour tout, et pour plusieurs personnes, cette situation para\u00eet id\u00e9ale. On est en mesure de parler \u00e0 n\u2019importe qui, n\u2019importe o\u00f9, n\u2019importe quand; tant que le lien virtuel est fait (et que la connexion est bonne\u2026) Pour certains, il est facile et normal d\u2019\u00e9tablir des rapports num\u00e9riques aussi profonds que ceux qu\u2019on entretient dans le monde physique, mais je trouve que bien souvent, cette profondeur est plut\u00f4t creuse. Personnellement, mon exp\u00e9rience des relations num\u00e9riques est surtout bas\u00e9e sur les interactions que j\u2019ai sur les r\u00e9seaux sociaux, et de ce que j\u2019ai pu constater, ceux-ci peuvent \u00e0 la fois renforcer et g\u00e2cher les relations entre les gens. On peut facilement voir ce qu\u2019un individu publie sur ses comptes Facebook, Instagram et autres, parfois sans r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 leur port\u00e9e, et ces publications peuvent renforcer certains liens affectifs ou aider \u00e0 cr\u00e9er des communaut\u00e9s, surtout s\u2019il y a une certaine fr\u00e9quence. Mais pour l\u2019instant, selon moi, les r\u00e9seaux sociaux ne r\u00e9ussissent pas \u00e0 \u00e9tablir ni \u00e0 soutenir toute la complexit\u00e9 des \u00e9motions qui rendent les relations humaines\u2026 humaines. Cela ne signifie pas pour autant que ce sera toujours le cas, et plus nous continuerons de projeter nos images au-del\u00e0 des mondes physiques, plus nos relations s\u2019affineront dans les univers virtuels. J\u2019ajouterais que tout cela est d\u00e9j\u00e0 en cours, puisque de plus en plus, nous traversons assez fluidement l\u2019interface entre les univers virtuels et le monde r\u00e9el, souvent sans y penser. En effet, toujours sur les r\u00e9seaux sociaux, j\u2019ai l\u2019impression que la majorit\u00e9 des utilisateurs ont maintenant conscience que la personne qu\u2019ils pr\u00e9sentent n\u2019existe pas r\u00e9ellement et qu\u2019elle est surtout un id\u00e9al ou un fantasme de nous-m\u00eames que nous souhaitons pr\u00e9senter aux autres. Et gr\u00e2ce \u00e0 son avatar et aux r\u00e9alit\u00e9s technologiques de son univers futuriste, la narratrice de <em>De synth\u00e8se<\/em> peut d\u00e9passer cet \u00e9tat actuel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>Enfin! Je retrouve cette pr\u00e9sence si pr\u00e9cieuse des enjeux de la science-fiction et la raison d\u2019\u00eatre du monde futuriste dans ce roman. Mais, pour \u00eatre bien honn\u00eate, j\u2019avais oubli\u00e9 que je les cherchais, puisque je suis maintenant compl\u00e8tement captiv\u00e9e par la famille et le d\u00e9veloppement de sa situation.<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En effet, malgr\u00e9 toute la technologie mise \u00e0 sa disposition, la protagoniste doit se battre contre le temps, et elle n\u2019a finalement pas acc\u00e8s aux moyens infaillibles de pr\u00e9servation organique auxquels la science-fiction d\u2019aujourd\u2019hui continue elle aussi de r\u00eaver. Et, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re, elle n\u2019est pas certaine de la route \u00e0 prendre pour lui rendre hommage d\u2019une mani\u00e8re qui saurait plaire \u00e0 toutes deux en tenant compte de leurs diff\u00e9rences fondamentales. Elle doit cr\u00e9er une interface afin de relier son monde virtuel au monde physique de sa m\u00e8re, qu\u2019elle avait quitt\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c0 travers cela, elle est capable de lib\u00e9rer les \u00e9motions qu\u2019elle conservait, cach\u00e9es au fond d\u2019elle-m\u00eame, et de retrouver la connexion perdue avec sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le roman conserve son aspect de r\u00e9alit\u00e9 suspendue \u2014 un peu comme lorsqu\u2019on passe quatre heures sur internet sans le r\u00e9aliser \u2014, et cet effet r\u00e9ussit en quelque sorte \u00e0 lier le monde num\u00e9rique d\u2019Anouk, l\u2019avatar de la protagoniste, au n\u00f4tre. J\u2019ai trouv\u00e9 que cette impression \u00e9tait diff\u00e9rente de celle produite lorsqu\u2019un livre captive \u00ab\u00a0simplement\u00a0\u00bb mon attention pendant des heures\u00a0: dans ce cas-ci, j\u2019\u00e9tais <em>convaincue<\/em> d\u2019\u00eatre immerg\u00e9e dans le monde num\u00e9rique avec Anouk, simplement en lisant, comme si les mots de Karoline Georges pouvaient eux aussi servir de cl\u00e9s pour se connecter au monde virtuel. C\u2019\u00e9tait vraiment une exp\u00e9rience intense, comme de la lecture augment\u00e9e, et je ne me rappelle pas avoir autant \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9e par une lecture comme cela.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>Il faudrait que je la relise dans quelques ann\u00e9es\u00a0: si notre rapport au virtuel \u00e9volue d\u2019ici l\u00e0, est-ce que mon appr\u00e9ciation du livre changera elle aussi? Je crois que j\u2019en tirerai des r\u00e9flexions tr\u00e8s diff\u00e9rentes, mais pertinentes.<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette intensit\u00e9 dans l\u2019exp\u00e9rience de la lecture, en partie due \u00e0 la chronologie non lin\u00e9aire de l\u2019histoire, qui nous am\u00e8ne \u00e0 faire toutes sortes d\u2019allers-retours, est aussi amplifi\u00e9e par la profondeur des personnages. Ceux-ci sont comme d\u00e9crypt\u00e9s, caract\u00e9ris\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but par des d\u00e9tails minutieux qu\u2019observe la narratrice, et les relations entre chacun \u00e9voluent d\u2019une mani\u00e8re touchante gr\u00e2ce \u00e0 cette attention particuli\u00e8re qui leur est donn\u00e9e par la fillette-femme-artiste. Cela leur m\u00e9rite une mention sp\u00e9ciale, car ce sont eux qui, d\u2019apr\u00e8s moi, ont vraiment fait passer <em>De synth\u00e8se<\/em> du statut de roman que j\u2019aurais aim\u00e9 \u00e0 celui d\u2019une \u0153uvre que j\u2019ai ador\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_2063\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2063\" class=\"wp-image-2063\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/De_synthese_par_Francesca_Robitaille-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-2063\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Francesca Robitaille<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans un monde dont le cadre historique est inspir\u00e9 de l\u2019\u00e9tat actuel de notre monde, les crit\u00e8res humains qui d\u00e9finissent les relations intimes n\u2019ont pas trop chang\u00e9. J\u2019avoue que le roman a ainsi pu me r\u00e9conforter, en me donnant espoir que malgr\u00e9 l\u2019actualit\u00e9 plus qu\u2019incertaine que nous connaissons ces temps-ci, certaines (bonnes) choses ne changeront (peut-\u00eatre) jamais. En fin de compte, m\u00eame si certains penseront peut-\u00eatre que <em>De synth\u00e8se<\/em> n\u2019est pas assez SF, qu\u2019il ne nous projette pas dans un univers explosif fort en <em>sense of wonder<\/em>, personnellement, je suis demeur\u00e9e captiv\u00e9e par les personnages et par le traitement subtil, efficace et intelligent des univers virtuels, dont l\u2019auteure semble \u00eatre une vraie sp\u00e9cialiste. Ce roman est une bonne \u0153uvre de science-fiction, de celles qui peuvent nous informer de fa\u00e7on sensible sur le sort que nous r\u00e9servent les politiques et les d\u00e9veloppements technologiques, et qui nous permettent de garder la simple confiance que nous saurons pr\u00e9server ce qui est important\u00a0: les liens de la famille. Peu importe sa forme ou sa consistance&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(<em>J\u2019ai maintenant d\u2019autres lectures de Karoline Georges qui m\u2019attendent, et j\u2019ai h\u00e2te de les commencer pour poursuivre mon exploration de son \u0153uvre, sur laquelle je compte bien revenir sous peu. Sur des coussins, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport ou, pourquoi pas, dans les univers virtuels!<\/em>)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9vision\u00a0: Alina Orza et Mathieu Lauzon-Dicso<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Par Francesca Robitaille &nbsp; Paru aux \u00c9ditions Alto \u00e0 l\u2019automne\u00a02017, De synth\u00e8se est la plus r\u00e9cente \u0153uvre de Karoline Georges. 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