{"id":1774,"date":"2017-10-01T18:30:10","date_gmt":"2017-10-01T22:30:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/?p=1774"},"modified":"2017-10-01T18:30:10","modified_gmt":"2017-10-01T22:30:10","slug":"quoi-quoi-quoiquoiquoi-quoi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/2017\/10\/01\/quoi-quoi-quoiquoiquoi-quoi\/","title":{"rendered":"Quoi? Quoi? Quoiquoiquoi? QUOI?!"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Par <a href=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/nos-redacteurs\/petit-questionnaire-de-alina-orza\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Alina Orza<\/a><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mon titre r\u00e9sume plut\u00f4t bien mon train de pens\u00e9e au cours de la lecture des <em>Voyageurs malgr\u00e9 eux<\/em> d\u2019\u00c9lisabeth Vonarburg. Dans ce roman d\u2019abord paru chez Qu\u00e9bec-Am\u00e9rique en 1994 avant d\u2019\u00eatre r\u00e9\u00e9dit\u00e9 chez Alire en 2009 dans une version r\u00e9vis\u00e9e, la Grande Dame de la science-fiction qu\u00e9b\u00e9coise nous fait explorer un univers parall\u00e8le, o\u00f9 tout semble normal\u2026 ou presque! En effet, par les yeux de Catherine Rhymer, une professeure de litt\u00e9rature, on d\u00e9couvre un Montr\u00e9al similaire au n\u00f4tre, et pourtant si diff\u00e9rent de celui qu\u2019on conna\u00eet.<!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans le monde des <em>Voyageurs<\/em>, trois zones francophones existent toujours en Am\u00e9rique du Nord: la Louisiane, le myst\u00e9rieux Royaume ind\u00e9pendant du Nord et l\u2019Enclave de Montr\u00e9al, o\u00f9 commence l\u2019histoire du livre. Par un matin d\u2019hiver, Catherine se r\u00e9veille en sueur apr\u00e8s un r\u00eave intense, avec l\u2019impression que quelque chose ne va pas. N\u2019arrivant pas \u00e0 mettre le doigt sur ce qui cloche, Catherine se pr\u00e9pare et part au travail: elle enseigne la litt\u00e9rature \u00e0 ce qui, nous l\u2019apprendrons, est l\u2019unique coll\u00e8ge francophone \u00e0 Montr\u00e9al. En suivant Catherine \u00e0 travers son trajet quotidien, nous d\u00e9couvrons le Montr\u00e9al parall\u00e8le de cet univers. Les noms de certaines rues sont similaires aux vrais, et tout comme dans le Montr\u00e9al r\u00e9el, deux communaut\u00e9s linguistiques cohabitent sur l\u2019\u00eele, l\u2019une francophone et l\u2019autre anglophone; toutefois, ces deux communaut\u00e9s ne vivent pas tellement en harmonie! Beaucoup moins, \u00e0 mes yeux, que celles de notre Montr\u00e9al \u00e0 nous, en tout cas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un autre d\u00e9tail permet de bien distinguer le Montr\u00e9al de Catherine du n\u00f4tre: avoir des visions, soit percevoir des choses qui ne sont pas vraiment l\u00e0, s\u2019av\u00e8re assez commun dans cet univers. Ces visions joueront un grand r\u00f4le dans l\u2019intrigue, particuli\u00e8rement celles qui affecteront Catherine. En effet, l\u2019h\u00e9ro\u00efne voit des choses qui ne sont pas \u00abnormales\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles ne font pas partie du catalogue des visions r\u00e9pertori\u00e9es que la majorit\u00e9 de la population peut normalement avoir. Ces visions, coupl\u00e9es aux trous de m\u00e9moire et au sentiment de malaise de Catherine, qui sent que quelque chose ne tourne pas rond, mettent la professeure tr\u00e8s mal \u00e0 l\u2019aise. Et lorsqu\u2019elle commence \u00e0 \u00eatre suivie, les choses virent vite au d\u00e9sastre\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1776\" style=\"width: 710px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1776\" class=\"wp-image-1776\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Horizontal_Cre_dit__Alina_Orza_-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"525\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Horizontal_Cre_dit__Alina_Orza_-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Horizontal_Cre_dit__Alina_Orza_-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Horizontal_Cre_dit__Alina_Orza_-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><p id=\"caption-attachment-1776\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit: Alina Orza<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une intrigue qui va de Montr\u00e9al et son Enclave au myst\u00e9rieux Royaume du Nord et aux confins nordiques du continent, en passant par Quebec City sous tutelle anglaise, \u00c9lisabeth Vonarburg nous entra\u00eene dans une aventure rocambolesque et franchement \u00e9poustouflante, si difficile \u00e0 d\u00e9crire que je pr\u00e9f\u00e8re vous laisser le plaisir de la d\u00e9couvrir par vous-m\u00eames!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je dois toutefois avouer ne pas m\u2019\u00eatre rendu compte initialement que le Montr\u00e9al de Catherine n\u2019\u00e9tait pas le m\u00eame que le n\u00f4tre; j\u2019ai un peu honte de le dire, mais ce roman m\u2019a amen\u00e9e \u00e0 me rendre compte que je ne connais pas ma ville aussi bien que je le croyais. Les noms de rue aux airs familiers m\u2019ont induite en erreur, m\u00eame si je sentais un petit quelque chose me titiller l\u2019esprit. Ce n\u2019est qu\u2019au moment o\u00f9 certains d\u00e9tails tr\u00e8s \u00e9vidents ont \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s, comme l\u2019existence d\u2019un seul et unique coll\u00e8ge francophone en ville, que j\u2019ai finalement allum\u00e9 et que j\u2019ai compris que j\u2019avais affaire \u00e0 un univers parall\u00e8le! De l\u00e0, j\u2019ai eu un plaisir immense \u00e0 d\u00e9couvrir ce Montr\u00e9al alternatif et \u00e0 le comparer \u00e0 la ville o\u00f9 je vis. Les relations entre anglophones et francophones y sont tr\u00e8s tendues; beaucoup plus que ce que nous connaissons dans la r\u00e9alit\u00e9, du moins en 2017. Les \u00e9tudiants francophones du Coll\u00e8ge manifestent dans les rues, ce que je trouve intrigant, \u00e9tant donn\u00e9 que ce roman a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 presque 20 ans avant les manifestations \u00e9tudiantes de 2012, qui sont ma r\u00e9f\u00e9rence automatique pour m\u2019imaginer ce que raconte \u00c9lisabeth Vonarburg dans son livre. J\u2019imagine que d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements ont eu lieu dans l\u2019histoire de Montr\u00e9al et que ceux-ci ont inspir\u00e9 l\u2019auteure! J\u2019ai \u00e9galement eu beaucoup de plaisir en essayant de faire le lien avec les lieux mentionn\u00e9s dans le roman et ceux que je connais, malgr\u00e9 le fait que je n\u2019ai pas eu beaucoup de succ\u00e8s; la g\u00e9ographie du Montr\u00e9al des <em>Voyageurs malgr\u00e9 eux<\/em> et celle du mien ne semblent pas correspondre en de nombreux points. \u00c9lisabeth Vonarburg a cr\u00e9\u00e9 un monde complexe, dans lequel on peut tout de m\u00eame se rep\u00e9rer\u2026 Du moins au d\u00e9but!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En effet, plus on avance dans l\u2019intrigue, plus on change de d\u00e9cor, et plus il devient difficile de retrouver le Qu\u00e9bec de notre univers, autant dans les rep\u00e8res g\u00e9ographiques que culturels &#8211; ou g\u00e9n\u00e9rationnels? J\u2019avoue avoir graduellement cess\u00e9 de comprendre l\u2019intrigue, dans ce m\u00e9lange de visions, de r\u00eaves et de r\u00e9alit\u00e9s alternatives qui s\u2019empare de l\u2019esprit de Catherine. Tout cela est devenu assez d\u00e9routant, autant pour elle que pour moi; ce qui, j\u2019en ai l\u2019impression, \u00e9tait l\u2019intention de l\u2019auteure! N\u00e9anmoins, ma confusion n\u2019a pas minimis\u00e9 la surprise que j\u2019ai pu ressentir tout au long du roman; en effet, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 agr\u00e9ablement \u00e9tonn\u00e9e du d\u00e9nouement! Je pensais avoir devin\u00e9 depuis le d\u00e9but ce qui allait arriver \u00e0 la fin, et m\u00eame si j\u2019avais en partie raison, je m\u2019\u00e9tais tromp\u00e9e sur plusieurs points du d\u00e9nouement. Cela m\u2019a donc confondue, en m\u00eame temps que \u00e7a m\u2019a plu: apr\u00e8s tout, qui veut lire un roman dont on conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 la fin? Je suis contente d\u2019avoir termin\u00e9 ma lecture malgr\u00e9 l\u2019effet de confusion qui a failli me faire abandonner le livre en plein milieu. Or, comme Catherine, je ne l\u2019ai pas abandonn\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bref, je trouve que <em>Les Voyageurs malgr\u00e9 eux<\/em> est une lecture mordante pour tous ceux qui aiment d\u00e9couvrir un univers parall\u00e8le semblable au n\u00f4tre, tout en \u00e9tant immens\u00e9ment diff\u00e9rent. Je dois, par contre, vous mettre en garde: ce roman est hautement interpr\u00e9tatif, et de nombreux passages demandent une lecture attentive et une certaine analyse plut\u00f4t profonde pour pouvoir \u00eatre compris. Ce n\u2019est donc peut-\u00eatre pas le livre de chevet id\u00e9al si vous vous cherchez un petit roman l\u00e9ger \u00e0 feuilleter en un apr\u00e8s-midi\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>R\u00e9vision: Mathieu Lauzon-Dicso<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Par Alina Orza &nbsp; Mon titre r\u00e9sume plut\u00f4t bien mon train de pens\u00e9e au cours de la lecture des Voyageurs malgr\u00e9 eux d\u2019\u00c9lisabeth Vonarburg. 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