{"id":1370,"date":"2017-07-22T00:01:40","date_gmt":"2017-07-22T04:01:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/?p=1370"},"modified":"2017-07-22T01:43:33","modified_gmt":"2017-07-22T05:43:33","slug":"trois-chroniques-du-festival-international-de-films-fantasia-ghost-story-origami-replace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/2017\/07\/22\/trois-chroniques-du-festival-international-de-films-fantasia-ghost-story-origami-replace\/","title":{"rendered":"Trois chroniques du Festival international de films Fantasia : A Ghost Story, Origami, Replace"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans le cadre du <a href=\"http:\/\/fantasiafestival.com\/festival\/2017\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Festival international de films Fantasia<\/a>, qui a lieu du 13 juillet au 2 ao\u00fbt \u00e0 Montr\u00e9al, quelques membres de l\u2019\u00e9quipe des Horizons imaginaires vous proposent de courtes chroniques des films qu\u2019ils sont all\u00e9s voir\u00a0: toutes les nuances de la science-fiction, du fantastique, de l\u2019horreur et de bien d\u2019autres genres s\u2019y retrouvent !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Surtout, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 nous faire savoir ce que vous avez pens\u00e9 des films que vous \u00eates all\u00e9s voir durant le festival\u00a0! Et restez des n\u00f4tres pour d\u2019autres chroniques en lien avec le Festival international de films Fantasia dans les jours qui viennent\u00a0!<!--more--><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1367\" style=\"width: 910px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1367\" class=\"wp-image-1367 \" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/AGhostStory-FullRes1-300x227.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"681\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/AGhostStory-FullRes1-300x227.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/AGhostStory-FullRes1-768x582.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/AGhostStory-FullRes1-1024x776.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><p id=\"caption-attachment-1367\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : David Lowery<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>A Ghost Story<\/em>, de David Lowery. \u00c9tats-Unis, 2017, 87 min.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Sabina Roman<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais enthousiaste \u00e0 l\u2019id\u00e9e de voir <em>A Ghost Story<\/em>, du r\u00e9alisateur David Lowery. J\u2019avais beaucoup aim\u00e9 son film <em>Ain\u2019t Them Bodies Saint<\/em>, avec le couple jou\u00e9 par Rooney Mara et Casey Affleck, et j\u2019avais h\u00e2te de voir ce que ce trio allait produire ensemble une nouvelle fois \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Comme le directeur l\u2019a lui-m\u00eame mentionn\u00e9 lors d\u2019une discussion apr\u00e8s la projection, il traite, dans <em>A Ghost Story<\/em>, de la nostalgie et de la m\u00e9lancolie, des th\u00e8mes qui, je trouve, sont brillamment exploit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans ce film, tant d\u2019un point de vue narratif que visuel. Le rapport \u00e0 l\u2019autre dans une relation intime, et la perte de ce partenaire essentiel sont donc les bases de l\u2019histoire. Celle-ci est centr\u00e9e sur un couple, dont l\u2019homme, apr\u00e8s sa mort, devient un fant\u00f4me qui reste dans la maison o\u00f9 sa femme continue de vivre. Il porte un drap qui le recouvre et le cache, il bouge peu, mais il d\u00e9gage une forte pr\u00e9sence pleine d\u2019\u00e9motions. Il est \u00e0 la fois loin et proche, et c\u2019est ce que la femme semble ressentir aussi : cette pr\u00e9sence qui est aussi une absence. On assiste, gr\u00e2ce \u00e0 des retours en arri\u00e8re \u00e0 diff\u00e9rents moments durant le film, \u00e0 des souvenirs du couple qui reviennent toujours \u00e0 l\u2019esprit de la femme qui vit dans la maison. Les s\u00e9quences sont longues, et le film passe lentement, sans que cela ne soit probl\u00e9matique. Il prend le temps de montrer les personnages tels qu\u2019ils sont avec leurs silences et leurs \u00e9motions, de fa\u00e7on subtile, dans l\u2019intimit\u00e9. La musique ajoute \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 cette ambiance ; une chanson principale a en fait \u00e9t\u00e9 choisie au moment de la sc\u00e9narisation du film, et l\u2019ensemble de la trame sonore est reli\u00e9 de tr\u00e8s pr\u00e8s \u00e0 celle-ci. Bref, j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 ce film qui traite en douceur, avec sentiments, d\u2019une relation tr\u00e8s intime, qui change \u00e0 cause de la mort d\u2019un des deux partenaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1368\" style=\"width: 910px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1368\" class=\"wp-image-1368\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1-300x169.png\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"507\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1-300x169.png 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1-768x432.png 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1-1024x576.png 1024w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1-136x77.png 136w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Origami_1.png 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><p id=\"caption-attachment-1368\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Patrick Demers<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Origami<\/em>, de Patrick Demers. Canada, 2017, 95 min.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Mathieu Lauzon-Dicso<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>David est un artiste sp\u00e9cialis\u00e9 en art japonais qui semble avoir re\u00e7u un don \u00e0 la suite d\u2019un drame familial. Il cherche ainsi \u00e0 comprendre si ce pouvoir n\u00e9buleux, qui lui permettrait peut-\u00eatre de voyager dans le temps, est bel et bien r\u00e9el ou s\u2019il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019une fabrication de son esprit troubl\u00e9 et malade. Avec l\u2019intention de nous mettre dans la peau de ce jeune calligraphe, le r\u00e9alisateur qu\u00e9b\u00e9cois Patrick Demers propose un film \u00e9mouvant, entre lumi\u00e8re et p\u00e9nombre, qui prend parfois les allures d\u2019un r\u00e9cit dickien ; or, \u00e0 cause de certains dialogues plaqu\u00e9s et d\u2019une tendance \u00e0 un peu trop pousser les tropes habituels de la maladie mentale, on se retrouve rapidement \u00e0 \u00eatre en train d\u2019observer \u00e0 distance David, \u00e0 l\u2019\u00e9tudier cliniquement, plut\u00f4t que de ressentir son incompr\u00e9hension. <em>Origami <\/em>demeure toutefois un tr\u00e8s bon film, \u00e0 la structure narrative des plus intelligentes : celle-ci joue sur le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et le futur, sur des versions ambig\u00fces de chacun, respectant ainsi le leitmotiv du \u00ab temps qui plie \u00bb, lui-m\u00eame pr\u00e9sent aux bons moments dans des \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor et des accessoires (les grues pli\u00e9es, le sous-titre d\u2019un livre, etc.). Les cadrages et les plans fixes, aux images bien calcul\u00e9es, ajoutent \u00e0 l\u2019ambiance intemporelle du film. Fran\u00e7ois Arnaud s\u2019en tire tr\u00e8s bien dans le r\u00f4le du jeune p\u00e8re dont la vie a \u00e9clat\u00e9 dans toutes les directions de la ligne du temps, et Normand D\u2019Amour est touchant dans celui du p\u00e8re de David, spectateur impuissant qui ne peut plus comprendre ce qui arrive \u00e0 son fils. Bref, <em>Origami <\/em>vaut tous les d\u00e9tours par lesquels son r\u00e9alisateur nous fait passer, si on est pr\u00eats \u00e0 s\u2019engager dans un film qui s\u2019\u00e9loigne des codes de la science-fiction purement divertissante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1369\" style=\"width: 911px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1369\" class=\"wp-image-1369\" src=\"http:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Replace_1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"901\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Replace_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Replace_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Replace_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/Replace_1-140x94.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 901px) 100vw, 901px\" \/><p id=\"caption-attachment-1369\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Cr\u00e9dit photo : Norbert Keil<\/strong><\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Replace<\/em>, de Norbert Keil. Allemagne-Canada, 2017, 101 min.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Adrien Kamran<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans le plus r\u00e9cent film d&rsquo;horreur psychologique de Norbert Keil, Kira Mabon, jou\u00e9e par l\u2019excellente Rebecca Forsythe, souffre d&rsquo;une maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative qui menace de couvrir tout son corps d\u2019une peau morte et \u00e9caill\u00e9e. Comme les rendez-vous chez son m\u00e9decin (Barbara Crampton) ne lui fournissent pas de rem\u00e8de, Kira comprend qu\u2019elle ne doit s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 rien pour tenter d\u2019\u00e9viter l&rsquo;in\u00e9vitable\u2026 <em>Replace <\/em>est donc l&rsquo;histoire terrifiante d&rsquo;une femme qui est pr\u00eate \u00e0 tout pour sauvegarder son apparence physique. Le film excelle donc dans sa pr\u00e9sentation de l&rsquo;horreur corporelle : une troublante attention aux d\u00e9tails renforce les sc\u00e8nes les plus r\u00e9voltantes. Ceci \u00e9tant dit, je crois que pour qu\u2019un film d\u2019horreur soit bon, on devrait y retrouver des \u00e9l\u00e9ments importants autres qu\u2019une simple sensation de malaise, et c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 le film rate la cible. L&rsquo;intrigue, qui part de l&rsquo;amn\u00e9sie de Kira et de son obsession \u00e0 obtenir une nouvelle peau, finit par se transformer en un sc\u00e9nario aux personnages clich\u00e9s et au rythme chancelant. Une romance forc\u00e9e se d\u00e9veloppe entre Kira et sa voisine, qui laisse les spectateurs indiff\u00e9rents. La plus grande faiblesse du film r\u00e9side cependant dans sa fin abrupte et insatisfaisante : malgr\u00e9 ses 101 minutes, <em>Replace<\/em> oublie finalement de d\u00e9velopper ses personnages au-del\u00e0 du d\u00e9go\u00fbt \u00e9pidermique\u2026 En somme, il s\u2019agit d\u2019un film par moments int\u00e9ressant, mais qui ne va pas plus loin que l\u2019\u00e9clat de ses effets sp\u00e9ciaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Dans le cadre du Festival international de films Fantasia, qui a lieu du 13 juillet au 2 ao\u00fbt \u00e0 Montr\u00e9al, quelques membres de l\u2019\u00e9quipe des Horizons imaginaires vous proposent de courtes chroniques des films qu\u2019ils sont all\u00e9s voir\u00a0: toutes les nuances de la science-fiction, du fantastique, de l\u2019horreur et de bien d\u2019autres genres s\u2019y [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":1371,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[53],"tags":[148,147,135,91,132,81,90,95],"class_list":["post-1370","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-et-television","tag-allemagne","tag-canada","tag-etats-unis","tag-fantastique","tag-festival-fantasia","tag-horreur","tag-quebec","tag-science-fiction"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1370"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1370\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1375,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1370\/revisions\/1375"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1371"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.marianopolis.edu\/horizonsimaginaires\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}